Contre les violences faites aux femmes, nous devons agir !

L'édito d'Emmanuel Grégoire

Mardi 25 novembre 2025

Contre les violences faites aux femmes, nous devons agir !

Laure, Zaïa, Mélina, Élodie et Béatrice. Ces cinq femmes, âgées de 27 à 56 ans, ont toutes été tuées la semaine dernière en France, sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. À l'occasion de la journée internationale de mobilisation pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le constat est alarmant. Les féminicides augmentent en France, avec près de 107 femmes tuées en 2024 contre 96 en 2023. Chaque jour, plus de 3 femmes sont victimes de féminicide ou de tentative de féminicide. Toutes les 2 minutes, une femme est victime de viol, tentative de viol ou d'agression sexuelle. Partout dans le monde, nous traversons une période sombre avec la montée des discours antiféministes et même anti-femmes et du masculinisme qui véhicule des thèses sexistes, réactionnaires et violentes. Cet été, le premier attentat masculiniste a été déjoué en France. Les chiffres des violences contre les femmes augmentent tandis que les budgets des associations de terrain sont en baisse. Alors qu'elles se battent au quotidien pour défendre les droits des femmes, soutenir et accompagner les victimes de violences, 70 % des associations signalent une dégradation de leur situation financière à cause des coupes budgétaires. L'heure n'est plus à l'alerte mais à l'action. Hier, la première proposition de loi intégrale transpartisane contre les violences faites aux femmes et aux enfants a été déposée, avec le soutien de 150 associations et 110 parlementaires. La lutte contre les violences faites aux femmes sera une priorité absolue de ma mandature. Pour cela, je m'engage notamment à : • Créer un 115 spécifique sur les violences conjugales. Il est vital de développer l'hébergement d'urgence pour que les victimes de violences conjugales puissent se mettre en sécurité avant d'envisager de déposer plainte ; • Faire progresser encore la détection des violences faites aux femmes, notamment en formant les agents de la Ville de Paris au repérage ; • Maintenir les financements à la hauteur des besoins des associations de terrain, qui font face à la baisse de leurs subventions par l'État et à la remise en cause par la droite et l'extrême droite. Dans ce contexte, nous devons rassembler toutes nos forces pour lutter contre les violences de genre, mieux accompagner les victimes et garantir le respect des droits fondamentaux de chaque femme en France. Fidèlement, Emmanuel Grégoire Votre candidat pour Paris.