Paris est à vous !

Paris est une promesse. Une promesse faite à celles et ceux qui y sont nés comme à celles et ceux qui l’ont choisie. Une promesse de liberté, d’émancipation, de solidarité. Mais cette promesse n’est jamais acquise. Elle se défend, elle se renouvelle, elle se protège.
Depuis plus de vingt ans, la gauche et les écologistes ont fait de Paris une ville pionnière de justice sociale et de transition écologique. En renforçant les services publics, en protégeant le droit au logement, en transformant l’espace public, en améliorant la qualité de l’air, en investissant dans l’école, la culture et la solidarité, Paris s’est transformée. Ce bilan n’est pas un acquis intangible, c’est un héritage à défendre et un tremplin pour une nouvelle étape.
Nous le savons, la vie s’est durcie pour trop de Parisiennes et de Parisiens. Se loger est devenu un combat. Les fins de mois sont sous tension. Les familles, les jeunes, les travailleuses et travailleurs de première ligne s’épuisent, la crise climatique menace les plus vulnérables. Dans le même temps, certains voudraient réduire Paris à une vitrine, à un marché, à un ghetto de privilégiés. Ils voudraient voir notre ville céder aux renoncements écologiques.
Cette vision n’est pas la nôtre. Ce que nous portons, c’est une ville populaire, diverse, inclusive, ouverte sur le monde. C’est une ville où chacun doit pouvoir trouver sa place, quelles que soient ses conditions physiques, psychiques ou mentales. C’est de cette boussole qu’est né ce programme. Il repose sur une conviction simple et exigeante : Paris doit rester une ville où tout le monde peut respirer, grandir, aimer, travailler et vieillir dignement. Une ville qui protège sans exclure, qui transforme sans brutaliser, qui innove et prospère sans abandonner personne au bord du chemin. Une ville fidèle à ses valeurs républicaines, sociales et écologiques.
Paris est une promesse. Une promesse faite à celles et ceux qui y sont nés comme à celles et ceux qui l’ont choisie. Une promesse de liberté, d’émancipation, de solidarité. Mais cette promesse n’est jamais acquise. Elle se défend, elle se renouvelle, elle se protège.
Depuis plus de vingt ans, la gauche et les écologistes ont fait de Paris une ville pionnière de justice sociale et de transition écologique. En renforçant les services publics, en protégeant le droit au logement, en transformant l’espace public, en améliorant la qualité de l’air, en investissant dans l’école, la culture et la solidarité, Paris s’est transformée. Ce bilan n’est pas un acquis intangible, c’est un héritage à défendre et un tremplin pour une nouvelle étape.
Nous le savons, la vie s’est durcie pour trop de Parisiennes et de Parisiens. Se loger est devenu un combat. Les fins de mois sont sous tension. Les familles, les jeunes, les travailleuses et travailleurs de première ligne s’épuisent, la crise climatique menace les plus vulnérables. Dans le même temps, certains voudraient réduire Paris à une vitrine, à un marché, à un ghetto de privilégiés. Ils voudraient voir notre ville céder aux renoncements écologiques.
Cette vision n’est pas la nôtre. Ce que nous portons, c’est une ville populaire, diverse, inclusive, ouverte sur le monde. C’est une ville où chacun doit pouvoir trouver sa place, quelles que soient ses conditions physiques, psychiques ou mentales. C’est de cette boussole qu’est né ce programme. Il repose sur une conviction simple et exigeante : Paris doit rester une ville où tout le monde peut respirer, grandir, aimer, travailler et vieillir dignement. Une ville qui protège sans exclure, qui transforme sans brutaliser, qui innove et prospère sans abandonner personne au bord du chemin. Une ville fidèle à ses valeurs républicaines, sociales et écologiques.
Paris Populaire, d’abord. Une ville qui garantit le droit d’y vivre, et pas seulement d’y passer. Le logement comme priorité absolue. Des services publics solides et accessibles. Un bouclier social pour protéger les plus précaires. Une écologie du quotidien qui protège la santé et le pouvoir d’achat. Une école publique forte, émancipatrice, capable de garantir l’égalité réelle.
Paris Vivante, ensuite. Pour une ville qui respire et qui rassemble. Un espace public plus vert, plus accessible, plus apaisé, plus sûr, mieux partagé. Des quartiers animés, où le commerce de proximité, la vie associative, le sport et la culture créent du lien. Une démocratie locale renforcée, qui fait confiance aux habitantes et aux habitants et redonne du pouvoir à l’échelle de chaque quartier.
Paris Fière, enfin. Fière de ses combats, de sa diversité, de son hospitalité, de sa culture, de son histoire. Une ville refuge, une ville de droits, une ville qui refuse les replis identitaires, les discriminations et les renoncements. Une ville qui assume son rôle international et son devoir de solidarité, sans jamais tourner le dos à celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
Ce programme répond également à trois exigences absolues, transversales : l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accessibilité universelle et le Grand Paris. Paris ne sera fidèle à son histoire que si toutes et tous peuvent en profiter à égalité, libres de toutes discriminations. Paris est une communauté de vies et de destins, qui déborde les frontières administratives et barrières historiques.
Paris n’avance que quand elle choisit la solidarité plutôt que la rente, l’intérêt général plutôt que les intérêts privés, la confiance plutôt que la division, l’avenir plutôt que les retours en arrière.
Notre programme assume ce choix. Nous ferons de Paris une ville populaire, vivante et fière.
Paris est à vous. Et l’avenir de Paris mérite que nous l’écrivions ensemble.


Paris Populaire
Paris est belle, oui. Mais elle n’est pas un décor. Elle vibre des millions de vies qui l’animent et des personnes qui y travaillent, étudient, soignent, livrent, luttent, enseignent, créent, élèvent des enfants et vieillissent
Pour autant, la spéculation immobilière écrase et la privatisation des services, même les plus essentiels, est en marche. Pour les livreurs, aides-soignants, enseignantes, agents publics, artisans, commerçantes, étudiants, retraitées ou travailleurs précaires, le quotidien devient trop souvent une épreuve. Oui, la ville peut aussi broyer des vies.
Certains s’en réjouissent, misent sur la privatisation de Paris. Ces postures qui aspirent à l’entre-soi trahissent la promesse de notre ville.
Parce que les temps sont brutaux, il nous faut assumer de faire davantage, et de garantir la promesse d’émancipation de Paris.
Agir pour que les Parisiennes et les Parisiens puissent se loger sans héritage, grâce au logement public et à l’encadrement des loyers. Pour une écologie populaire qui préserve la santé et le pouvoir d’achat, améliore le cadre de vie et facilite les déplacements. Pour l’accès aux soins et à une alimentation saine et de qualité. Pour renforcer les services publics à commencer par l’école, investir dans le périscolaire et soutenir la jeunesse dans sa recherche d’autonomie et ses engagements.
Paris est populaire, Paris est à vous.
Paris populaire, un quotidien digne pour toutes et tous
Des logements plus nombreux et abordables
Grâce aux efforts de la gauche depuis 25 ans, Paris compte désormais plus de 25% de logements sociaux, qui permettent à 700 000 Parisiennes et Parisiens de pouvoir se loger convenablement, en adéquation avec leur revenu, protégés de la spéculation immobilière.
Mais de nombreux Parisiennes et Parisiens peinent encore à se loger, et se voient trop souvent contraints de quitter Paris, chassés par la spirale des hausses de loyers.
C'est pourquoi nous souhaitons créer 60 000 logements sociaux et abordables supplémentaires durant le mandat.
Les logements sociaux se divisent en plusieurs catégories en fonction des niveaux de revenu. Les logements abordables s’adressent quant à eux aux classes moyennes : ils sont financés par des outils dédiés (foncière du logement abordable, bail réel solidaire) et proposés à un coût maîtrisé, avec un prix en moyenne 25 % inférieur au marché, sans spéculation possible. Ensemble, ces deux leviers permettent de garantir le droit d'habiter à Paris pour celles et ceux qui y vivent et y travaillent.
La construction de ces logements sera répartie entre 30 000 logements sociaux et 30 000 logements abordables. Nous viserons un meilleur équilibre entre l’est et l’ouest parisien, et diversifierons les types de logements (familiaux, jeunes, …) avec notamment 1000 logements sociaux par an à destination des étudiants et des jeunes travailleurs.
À Paris, 1 logement sur 5 est vacant ou inoccupé, soit près de 300 000 appartements, dont la moitié de résidences secondaires. Dans une ville aussi dense que Paris, il n’est pas normal que des millions de mètres carrés de logements soient vides. Cette baisse de l’offre disponible augmente en outre les prix du marché pour l'ensemble des locataires. Entre 2011 et 2020, le parc locatif privé parisien a ainsi perdu en moyenne 8 000 résidences principales par an. Nous stopperons cette hémoragie grâce à plusieurs mesures :
- Nous renforcerons le contrôle des maxi-propriétaires pour qu’ils remettent leurs logements sur le marché. Aujourd’hui, la fiscalité actuelle sur les logements vacants est dérisoire : seulement 0,4% de la valeur du bien par an. Une taxation plus importante inciterait les propriétaires à louer ou vendre leur appartement. Nous ferons de même pour les résidences secondaires. Grâce à cela, nous pourrions remettre sur le marché 100 000 logements.
- Pour que chaque mètre carré soit utile pour les Parisiennes et les Parisiens, nous renforcerons les contrôles sur les résidences secondaires frauduleusement déclarées comme principales et interdirons la création de nouvelles résidences secondaires, via une modification du Plan Local d’Urbanisme bioclimatique, récemment permise par la loi.
- Des dizaines de milliers de logements sont vacants depuis plus de cinq ans. Face à la situation d’urgence, si les propriétaires n’acceptent pas de remettre leur bien en location, nous les réquisitionnerons. Il s’agit d’une mesure temporaire et d’urgence durant laquelle le propriétaire du bâtiment est indemnisé.
- Airbnb est devenu un outil pour les spéculateurs immobiliers et les investisseurs, au détriment des habitantes et des habitants. Ce sont ainsi des dizaines de milliers de logements qui sortent du parc locatif. Ce sont autant de ménages qui se voient ainsi privés d’une solution de logement sur le long terme, autant d’habitants de copropriétés excédés par les nuisances et de patrimoines sous-entretenus en raison du seul intérêt spéculatif des maxi-propriétaires. C'est pourquoi nous renforcerons nos contrôles pour faire respecter la loi : seules les résidences principales, louées au maximum 90 jours par an, seront autorisées sur les plateformes de location.
Nous créerons une brigade de protection du logement, qui aura vocation à intervenir sur la regulation du marché privé, et en priorité sur les sujets suivants :
- Lutter contre les meublés touristiques illégaux
- Veiller au bon respect de l'encadrement des loyers, alors que 1/3 des annonces en location dépasse encore les plafonds réglementaires
- Lutter contre les logements vacants et les résidences secondaires
- Accompagner les locataires subissant des fraudes au Diagnostic de Performance Energétique (DPE)
- Lutter contre la fraude à la destination, aux détournements locatifs (bail civil, coliving...), aux ventes à la découpe et aux marchands de sommeil
La brigade de protection du logement répond ainsi à un double objectif : d’une part sanctionner la fraude, d’autre part accompagner les locataires lésés dans leurs démarches. Elle sera ainsi également au service du pouvoir d’achat des Parisiennes et les Parisiens en leur permettant par exemple de récupérer les trop versés de loyer.
Nous souhaitons renforcer l'assurance habitation parisienne, proposée sur la base d'un appel d'offres négocié par la Ville, afin de permettre à chaque Parisienne et chaque Parisien de disposer d'une assurance habitation correspondant à ses besoins à tarifs abordables.
En plus d’améliorer le pouvoir d’achat, ce dispositif permet de favoriser l’accès à une assurance habitation pour le plus grand nombre, et ainsi d’éviter que les personnes qui étaient mal assurées ou non assurées quittent leur logement, l’absence d’assurance pouvant être un motif de rupture de bail et d’expulsion.
L'assurance habitation proposée par la Ville couvrira également le risque d'une infestation par les punaises de lit. Le coût moyen d'une intervention pour un particulier est estimé entre 500 € et plus de 1 000 € : ce montant élevé peut freiner la déclaration et le traitement rapide des foyers, favorisant la propagation aux logements voisins, et mettre les victimes d'une infestation en difficulté financière. C'est pourquoi nous intégrerons la prise en charge d'interventions contre les punaises de lit aux garanties offertes par cette assurance habitation parisienne
Ce dispositif solidaire, qui étend le dispositif Visale, permettra de favoriser l’accès au logement pour les locataires tout en sécurisant les propriétaires. Les propriéraires qui remettront sur le marché un logement qui n’était pas en location longue durée pourront bénéficier de garanties contre les loyers impayés ou les dégradations. En contrepartie, ils devront garantir aux locataires un accès facilité au logement, via des dossiers anonymes pour lutter contre les discriminations et sans imposer le recours à des garants.
Adapter les logements aux différents âges de la vie et favoriser une plus grande mobilité résidentielle sont deux sujets majeurs pour les résidents du parc social parisien.
Plus de 40 % des locataires du parc social ont plus de 65 ans. Les bailleurs ont très fortement accéléré le rythme de l’adaptation des logements pour les personnes âgées, et nous continuerons en ce sens. Nous allons éégalement créer 50 habitats inclusifs dans tout Paris : des lieux situés en rez-de-chaussée pour amener, au plus près des locataires âgés, des services de soins et créer du lien social pour briser l’isolement. Pour faciliter l’accompagnement à domicile, nous lancerons également une expérimentation d’équipe mobile de gériatrie pour diagnostiquer et orienter les locataires.
L’évolution des situations des demandeurs de logement social impose également une réforme du système de cotation pour l’attribution des logements sociaux. Un tiers des demandeurs de logement social parisiens vivent déjà dans le parc social. Leur vie a évolué au fil des années, leurs besoins aussi. Il faut donc faciliter les mutations pour répondre à cette forte demande :
— Favoriser l’accès au logement aussi pour les familles monoparentales et les jeunes.
— Porter une attention particulière dans la cotation aux gardiens devant quitter leur logement de fonction à leur départ à la retraite.
— Continuer à attribuer 25% des logements sociaux aux agents de la Ville de Paris qui exercent des métiers essentiels (auxiliaires de puériculture, agents des écoles, éboueurs, jardiniers....). Nous veillerons également à ce que cette ambition soit respectée par toutes les Mairies d'arrondissement sur leur propre contingent.
— La Ville de Paris a toujours favorisé la transparence et l’équité des attributions de logements sociaux : nous rendrons publiques l’intégralité des commissions de désignations de la Ville, en associant notamment les associations de défense des personnes mal-logées.
Les locataires du parc social doivent obtenir une réaction rapide de leur bailleur lorsqu’ils rencontrent un problème (fuite, panne d’ascenseur, chauffage, etc.).
— Nous créerons une équipe inter-bailleurs pour intervenir rapidement pour les petites réparations du quotidien dans le parc social.
- Des obligations de résultat seront imposées aux prestataires de services des bailleurs sociaux
— Une Charte d’engagement sur la qualité de service sera signée entre les bailleurs et les associations de locataires afin de définir des engagements clairs et de mesurer leur bon respect dans le temps
Plus de pouvoir d’achat et de qualité de vie grâce à une écologie populaire
Baisser les factures d'énergie
Pour réduire les factures énergétiques et se protéger contre le changement climatique, nous poursuivrons les efforts de rénovation massive du parc social déjà engagés, en visant la rénovation et l'isolation complètes de 35 000 logements sociaux. Un gain à la fois pour la planète et pour le pouvoir d'achat !
Pour la même raison, nous renforcerons également notre soutien à la rénovation des copropriétés privées, malmenées par les atermoiements de l'État et l'isntabilité des aides nationales. Nous étendrons et simplifierons encore le recours aux aides de la Ville, et expérimenterons en plus une avance à taux zéro ("prime climat"), remboursée au moment de la mutation (vente, héritage...) du bien.
Trop d’immeubles parisiens restent inadaptés aux personnes en situation de handicap et aux seniors : parties communes étroites, absence d’ascenseur, équipements insuffisants. Ces obstacles excluent durablement une partie de la population du parc résidentiel privé.
En coordination avec les aides proposées par l'État, nous mettrons en place un accompagnement renforcé des copropriétés, notamment privées, pour lever les freins techniques, juridiques et financiers. Cet appui facilitera la réalisation de travaux d’accessibilité dans les parties communes et les logements.
L’objectif est clair : permettre à chacun de vivre et vieillir dignement à Paris, quel que soit son état de santé ou son âge.
Au service du pouvoir d'achat des habitantes et habitants ainsi que du développement les énergies renouvelables, nous poursuivrons l'investissement dans les réseaux publics de chaleur et de froid. Demain, permettre un raccordement du plus grand nombre au réseau sera la manière la plus écologique de garantir des factures énergétiques réduites.
Nous mettrons également en place un dispostif d'achat groupé d'électricité et de gaz grâce à un appel d'offres négocié par la Ville, qui permettra à chacun de réduire sa facture énergétique.
Moins de pollution, moins de bruit et plus de bio !
Parce que l'un des premiers devoirs de la Ville est de protéger la santé des citoyens, nous poursuivrons notre effort de lutte contre la pollution de l'eau et de l'air. Nous agirons à la source, par exemple grâce aux aides apportées par Eau de Paris aux agriculteurs dans les territoires amont de la Seine afin de réduire l'emploi des pesticides et favoriser l'agriculture bio. Nous engagerons aussi une vaste opération de détection et de réduction des PFAS et des pertubateurs endocriniens dans la ville, et en particulier dans les les écoles et le crèches.
Nous mettrons également en place des mesures de protection destinées aux plus vulnérables, par exemple en distribuant des paniers d'aliments bio aux femmes enceintes qui en ont besoin dans les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI)
Nous ferons de la lutte contre la pollution sonore une priorité de la prochaine mandature, au service de la qualité de vie des Parisiennes et des Parisiens. En deployant un réseau de capteurs sonores et dans une démarche de science participative, nous serons capables de mettre en place demain des plans ultra-localisés de réduction du bruit dans chaque quartier de Paris. Ils pourront notamment contenir des mesures en matière de régulation des livraisons et d'horaires des différentes activités, ou de modification des règles et de l'aménagement de l'espace public.
Grâce aux efforts de la Ville de Paris, l'alimentation saine et respectueuse des contraintes environnementales est un engagement de longue date et un véritable pari réussi. Nous achèverons au cours de cette mandature le passage au 100% bio, local et durable dans les crèches et les écoles, grâce notamment au soutien aux filières d'approvisionnement bio et durables du bassin de la Seine. Nous y associerons également l'exigence que tous les écoliers puissent manger à leur faim l'après-midi, grâce à des goûters équilibrés et gratuits pour tous les enfants.
L'alimentation de qualité devrait être un droit pour toutes et tous, et non un privilège. Alors que la précarité alimentaire gagne du terrain, nous renforcerons le soutien renforcé aux caisses, cooopératives et associations d'aide alimentaire, notamment dans le cadre d'expérimentations de sécurité sociale de l'alimentation, ainsi qu'au développement des filières alimentaires locales.
Nous créerons également un véritable réseau municipal d’épiceries, halles et supermarchés bios et solidaires, et étendrons le nombre de restaurants municipaux solidaires et le nombre de bénéficiaires, pour lutter tant contre la précarité alimentaire que contre l'isolement, des aînés comme des jeunes.

Moins de déchets, plus de réemploi et de partage
Favoriser le recours au réemploi, à la seconde main est à la fois un enjeu écologique et de pouvoir d'achat. Chaque quartier sera doté demain de ressourceries solidaires et d'ateliers de réparations, qui permettront de donner et acquérir des objets à prix modique, d'apprendre à réparer plutôt que de jeter, et qui seront également de véritables lieux de vie, créateurs de lien.
La hausse spectaculaire de l'usage du vélo à Paris a été notamment rendue possible par une politique volontariste de création de pistes cyclables. Mais au-delà de l'aménagement de l'espace public, nous voulons également que l'usage du vélo soit accessible à toutes et à tous, quels que soient sa condition physique, sa situation familiale ou ses ressources financières. Pour que celles et ceux qui le souhaitent puissent circuler à vélo à un prix juste, nous créerons une coopérative municipale qui permettra à ses adhérents de disposer sur une longue durée d’un vélo ainsi que d’une assurance à prix abordable et d’en changer tout au long de sa vie en fonction de ses besoins (vélo-cargo, vélo doté de places enfants, vélos adaptés aux différentes conditions physiques..). La coopérative permettra également d'accéder à des ateliers de réparation et d'apprentissage du vélo, pour rendre ce mode de déplacement accessible à toutes et à tous.
Paris populaire : une ville qui protège et émancipe
Un bouclier social parisien
Un grand plan de mise à l’abri
À Paris, chaque nuit, près de 3500 personnes dorment dans la rue. Des femmes et des hommes, et souvent des enfants et des jeunes, en famille ou isolés, contraints de dormir dans des tentes au bord du périphérique, sur un banc ou sous un porche d’immeuble.
Face à l'incapacité de l'État à assumer ses responsabilités en matière d'hébergement d'urgence, qui relève légalement de sa compétence, nous créerons demain 4000 places permettant de protéger celles et ceux qui dorment aujourd'hui à la rue. Nous mettrons à profit les locaux vacants temporairement dans le cadre d'opérations d'urbanisme, et créerons également des centres d'hébergement permanents, de taille adaptée et répartis dans l'ensemble des arrondissements de Paris, pour assurer également une solidarité territoriale. Les propriétaires de logements vacants depuis plus de 5 ans se verront également proposer de les remettre en location en échange d'une garantie complète des loyers. En cas de refus, nous demanderons leur réquisition. Nous exigerons également à l'État de financer ces places d'hébergement qui relèvent de sa compétence. En cas de refus, nous engagerons des contentieux comme d'autres villes ont commencé à le faire.
Nous ne pouvons pas tolérer que des enfants dorment à la rue. Face à la pénurie de places d’hébergement, nous n’avons pas seulement une obligation de moyen, nous avons une obligation de résultat. Nous déploierons un dispositif « un toit pour chaque enfant » avec un centre de primo-accueil et d’orientation ouvert 24h/24, un accueil multilingue, la création de 1 000 places d’hébergement (sur 4000) dédiées aux enfants et à leurs familles réparties en 10 sites de 100 places, à taille humaine. Nous prévoirons également une inscription automatique à l’école pour chaque enfant.

Un soutien renforcé à celles et ceux qui en ont le plus besoin
Aucun jeune ne doit basculer dans l’invisibilité sociale au moment même où il prend son autonomie. C’est pourquoi nous mettrons en place un Revenu Solidarité Jeunesse, sous condition de ressources, à destination des jeunes Parisiennes et Parisiens sortant de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Ce revenu constituera un véritable filet de sécurité, adossé à un accompagnement individualisé vers l’emploi, la formation et le logement. Nous construirons ainsi un parcours d’émancipation stable et lisible, permettant à chacune et chacun de se projeter dans l'avenir.
L’entrée dans l’âge adulte étant une étape décisive dans la construction du citoyen de demain, et parce que la jeunesse est une richesse pour Paris, nous faisons le choix de l’accompagner, plutôt que de la laisser seule face aux ruptures de parcours et à la précarité des sorties sèches.
Des milliers de Parisiennes et de Parisiens ne perçoivent pas les aides auxquelles ils ont droit. Non pas qu'ils n'en aient pas besoin, mais parce qu'ils ignorent leur existence, n'osent pas les demander, ou renoncent face à la complexité des démarches. Nous simplifierons le recours aux aides municipales et nous assurerons qu'elles soient adaptées aux parcours de vie de chacun. Des équipes mobiles seront également déployées pour aller à la rencontre des personnes là où elles se trouvent et viser ainsi un objectif de 100% de recours aux droits.
Trop de personnes en situation de handicap renoncent à leurs droits face à la complexité des démarches et à l’éloignement des services. Nous renforcerons et déploierons des permanences délocalisées de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) dans tous les arrondissements. Chacun pourra ainsi être accueilli, accompagné et orienté près de chez soi, sans multiplier les rendez-vous.
Au cours du prochain mandat, nous transformerons l’accompagnement des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour en faire un véritable tremplin vers l’emploi et l’autonomie. Chaque bénéficiaire disposera d’un référent dédié et d’un parcours personnalisé, construit autour de ses compétences, de ses aspirations et des opportunités professionnelles du territoire parisien, notamment au sein du service public municipal.
Un accès garanti à la santé et à un médecin traitant pour toutes et tous
Nous lancerons une mutuelle municipale municipale abordable et de qualité, pour que personne n'ait à renoncer aux soins pour des raisons financières. La Ville utilisera son pouvoir de négociation pour faire baisser les tarifs dans le cadre d'un appel d'offres, tout en garantissant une bonne couverture, accessible sans démarche complexe. Cette mutuelle viendra renforcer le pouvoir d’achat, et faire de l’accès aux soins un droit réel pour toutes et tous à Paris.
La santé de proximité doit être accessible dans tous les quartiers de Paris. Nous ne pouvons accepter que tant de Parisiennes et de Parisiens aient des difficultés à trouver un médecin traitant. Nous avons déjà engagé le renforcement de l’offre municipale, nous irons plus loin. C’est pourquoi nous accompagnerons la création de 100 nouveaux lieux de soin en secteur 1, publics, associatifs et libéraux, au plus près des habitantes et des habitants. Parmi eux, au moins 7 grands centres de santé municipaux créés ou agrandis viendront structurer ce réseau, permettant d'offrir 100 000 consultations supplémentaires chaque année. Ces lieux accueilleront toutes les générations, sans dépassement d’honoraires, avec une attention particulière portée à la prévention. Nous ferons ainsi de l’accès aux soins une priorité majeure de notre action.
À Paris comme ailleurs, les premiers jours d'un enfant comptent pour toute une vie. C’est pourquoi nous proposerons un parcours des 1 000 premiers jours, appuyé sur les 60 centres de PMI et les Maisons des 1 000 premiers jours, pour accompagner les parents dès la naissance. Paris deviendra un territoire d’expérimentation en matière de parentalité, en facilitant l’accès aux ressources essentielles, en accompagnant les démarches dès la déclaration de naissance, en intégrant un dispositif de diagnostic précoce des troubles cognitifs et des troubles du spectre autistique, et en renforçant le soutien face à la dépression post-partum, afin qu’aucun parent ne reste seul dans ces moments décisifs.
Au cours de la prochaine mandature, nous renforcerons le service de santé scolaire pour garantir à chaque enfant un suivi médical de qualité dès le plus jeune âge. Chaque élève de maternelle et de primaire bénéficiera au minimum d’un bilan de santé complet, afin de repérer au plus tôt les éventuelles difficultés. Nous lancerons en parallèle un grand plan pour la santé mentale des jeunes, en lien avec les écoles, les familles et les professionnels, pour prévenir l’isolement, le décrochage et la souffrance psychique. Parce que bien grandir, c’est aussi bien se soigner, nous ferons de la santé des enfants et des jeunes une priorité municipale.
À Paris, la santé sexuelle est un droit fondamental et une priorité de santé publique. Nous mettrons en œuvre un plan ambitieux, couvrant la prévention, le dépistage, la contraception, avec un objectif clair : zéro nouvelle infection au VIH d’ici 2030.
Nous défendrons aussi la liberté pour chacune et chacun de disposer de son corps sans discrimination, notamment en accompagnant les parcours de transition.
Ce plan s’adressera à toutes et tous, en particulier aux publics les plus exposés, en renforçant l’accès au dépistage, à la PrEP et à l’information, en luttant contre la sérophobie et les idées reçues, et en intégrant pleinement la santé mentale et la réduction des risques dans les pratiques festives. Il contribuera ainsi à une amélioration durable de la santé publique et du vivre-ensemble à Paris.
Nous renforcerons la prise en charge des personnes en errance et en grande vulnérabilité, en développant des équipes et des lieux dédiés à la réduction des risques dans les quartiers les plus exposés.
Inspirés par le succès de la Halte Soins Addictions du 10ᵉ arrondissement, nous ouvrirons de nouveaux espaces encadrés par des professionnels de santé, du social et de la médiation, pour protéger les plus fragiles et prévenir les drames liés aux consommations à risque. Ces lieux permettront de réduire les usages de rue, d’éviter les overdoses, de réorienter vers les soins et de restaurer la tranquillité dans l’espace public, tout en respectant la dignité de chaque personne. Parce que la sécurité et l’humanité doivent aller de pair, nous ferons de Paris une ville de référence en matière de réduction des risques. Nous nous battrons ainsi pour que la loi pérennise les expérimentations de HSA au-delà du 31 décembre 2027.
L’endométriose est une maladie encore trop souvent minimisée, voire invisibilisée. À Paris, nous créerons un parcours d’accompagnement spécifique et personnalisé pour les personnes qui en souffrent. Accès facilité aux soins, coordination médicale, soutien psychologique et appui social seront réunis pour garantir une prise en charge adaptée pour chaque femme.
Priorité à l'éducation et à la jeunesse
Renforcer l'attractivité des écoles et collèges publics et la mixité scolaire
Nous combattrons les fermetures de classe imposées par l'État qui fragilisent les écoles et collèges publics, et donc l'éducation des enfants. La Ville se mobilisera aux côtés des équipes éducatives et des parents d'élèves pour garantir des conditions d'apprentissage optimales, partout dans Paris. Nous défendrons également le maintien des décharges des directrices et directeurs d'école, indispensables à la bonne animation des équipes pédagogiques. Protéger l'école publique et sa vocation émancipatrice, c'est préserver l'égalité et la réussite des enfants de toutes les familles parisiennes.
Nous modulerons les dotations financières de la Ville aux établissements privés sur des critères de mixité sociale et scolaire. Un système de bonus-malus récompensera ceux qui accueillent tous les enfants sans distinction, et pénalisera ceux qui sélectionnent les élèves au détriment de la mixité. La Ville se dotera d'outils pour suivre ces critères et s'assurer de davantage de transparence sur l'usage des fonds publics. À Paris, chaque école doit participer à l'éducation de tous et à l'intérêt général.
Portant une ambition au service de l'école inclusive, nous défendrons la création d'un véritable statut pour les AESH. Nous exigerons de l'État la reconnaissance pleine et entière de ces professionnelles et professionnels essentiels, avec des conditions d'emploi stables, une formation renforcée et des parcours professionnels renforcés, afin de garantir un accompagnement de qualité pour les élèves en situation de handicap. À Paris, nous renforcerons les liens entre AESH, équipes éducatives et personnels périscolaires, pour éviter les ruptures d'accompagnement et offrir aux enfants un cadre cohérent.
Au cours de la prochaine mandature, nous engagerons un effort sans précédent pour renforcer l'accueil des enfants en situation de handicap dans l'école publique parisienne. Nous ouvrirons 50 nouvelles unités d'enseignement adaptées afin de répondre aux besoins aujourd'hui non couverts et de réduire les situations d'attente ou d'exclusion scolaire. Ces unités permettront un accompagnement renforcé, au plus près des besoins des enfants concernés. Nous développerons également des structures mixtes associant établissements médico-sociaux et écoles ordinaires, pour favoriser la scolarisation de tous les enfants dans un cadre ouvert et protecteur.
Dans une ville où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, trop de familles voient le budget du quotidien devenir une source d’angoisse. Quand se nourrir à la cantine ou acheter des fournitures scolaires devient un choix contraint, c’est le principe même d’égalité qui recule. Paris fera de l’école un bouclier contre la précarité. Nous gèlerons les tarifs de la restauration scolaire pour protéger le pouvoir d’achat des familles et garantir à chaque enfant un repas de qualité. En parallèle, nous étendrons la gratuité des fournitures scolaires, afin que plus aucun parent n’ait à renoncer à l’essentiel. Parce qu’apprendre, manger et grandir dignement ne doivent jamais dépendre des revenus, nous faisons le choix d’une école qui ne laisse personne de côté.
Pour permettre aux enfants et aux adolescents parisiens d'apprendre et de grandir dans les meilleurs conditions, nous lancerons un grand plan de rénovation des établissements scolaires, pour les protéger face au changement climatique et les rendre plus inclusifs.
Nous accélérerons ainsi substantiellement le rythme des rénovations, afin d'isoler les bâtiments et de doter les établissements de cours Oasis. Ils doivent devenir de véritables abris contre le froid l'hiver et la chaleur l'été. Nous adapterons également les établissements afin d'accueillir dans les meilleures conditions les élèves porteurs de handicap.
Protéger les enfants et refonder l’enseignement périscolaire
L’école et le périscolaire doivent être des sanctuaires, où la prévention des violences est une exigence absolue. Aucun enfant ne sera jamais laissé seul avec un adulte, afin de rendre impossibles les conditions de l’abus. Dans chaque école, des dispositifs permanents de recueil de la parole permettront à chaque enfant d’être entendu, cru et protégé. Tous les animateurs seront formés à la bientraitance, aux droits de l’enfant et à la détection des violences, avant toute prise de poste. Des inspections régulières et inopinées garantiront un contrôle effectif, accompagné de procédures de signalement lisibles. La Ville rendra compte publiquement de son action, pour assurer la confiance des familles.
Parce que les temps de l’enfant ne peuvent pas être pensés sans les enfants, ni sans les familles, Paris ouvrira une Convention citoyenne dédiée à l’ensemble des temps éducatifs : scolaire, périscolaire, extrascolaire et familial. Celle-ci s'inscrira à la suite de la Convention citoyenne nationale, qui a rappelé qu’une semaine comptant 5 matinées d'apprentissage est la plus bénéfique pour les enfants.
Cette convention parisienne réunira parents, enfants, enseignants, animateurs, agents municipaux, associations, experts et citoyens tirés au sort. Ensemble, ils travailleront sur le rythme des journées, l'articulation entre les temps de l'enfant, la qualité des activités, le bien-être des enfants, la sécurité et la continuité éducative. Cette Convention aura pour mission de formuler des propositions opérationnelles, traduites ensuite en décisions municipales, avec un calendrier clair. Les conclusions seront rendues publiques et intégrées au nouveau projet éducatif de la Ville.
Nous lancerons un plan ambitieux pour le périscolaire, associant culture, sport, apprentissage des langues et éducation citoyenne. Notre programme “Un mois, une découverte” permettra à chaque enfant de vivre au moins 10 expériences artistiques ou sportives par an, grâce à des partenariats noués avec des institutions culturelles. L'objectif est réduire les inégalités d'accès aux loisirs et à la culture, d’éveiller la curiosité des enfants et de faire de l’école un lieu d’émancipation, d’ouverture sur le monde et de réussite.
Nous garantirons à chaque enfant scolarisé à l’école publique la possibilité de partir en classe de découverte. Ces séjours, soutenus par la Ville et organisés avec les enseignants, seront autant d’occasions de vivre collectivement des expériences éducatives, artistiques ou environnementales hors du quotidien : découvrir la nature, la science, le patrimoine ou la culture pour apprendre autrement et donner du sens à l’école républicaine.
Nous revaloriserons les métiers de l’animation en créant 100 % de postes continus, du temps du midi au soir, accompagnés d'un programme de formation renforcé. Cela permettra d’améliorer la qualité éducative des temps périscolaires, de fidéliser les équipes et de rendre ces métiers plus attractifs, grâce à une reconnaissance salariale et statutaire à la hauteur des responsabilités exercées auprès des enfants parisiens.
Nous développerons une offre “péricollège” sur le modèle des centres de loisirs, proposée tout au long de l’année et pendant les vacances scolaires. Les adolescents bénéficieront d’activités sportives, culturelles, citoyennes et d’accompagnement aux devoirs, au sein d’espaces encadrés. Inspirée du dispositif “Tous au collège”, cette politique garantira un accueil continu et de qualité pour les jeunes Parisiens, tout en soutenant leur autonomie, leur épanouissement et leur réussite scolaire.

Soutenir la jeunesse
Pour aider tous les jeunes, quels que soient leurs besoins, sans démarches compliquées, nous créerons un Quartier Jeunes par arrondissement : un lieu ouvert, visible et accueillant, où chaque jeune pourra trouver un accompagnement personnalisé. Accès aux droits, santé, logement, aide financière, insertion ou urgence sociale y seront réunis en un même point d’entrée. Ce guichet unique mettra fin aux parcours morcelés et aux renoncements silencieux. Il fera de chaque Quartier Jeunes un espace de protection et d’émancipation pour sa jeunesse.
Pour les jeunes qui entrent dans la vie professionnelle sans repères ni réseau, les débuts à Paris peuvent être fragiles et instables. Paris déploiera un vaste programme de tutorat et de formations courtes pour sécuriser ces premières étapes. Chaque jeune pourra être accompagné par un adulte référent, découvrir les codes du monde du travail et construire un projet solide. Ce lien humain, durable, sera un rempart contre les ruptures et un tremplin vers l’autonomie.
À Paris, le logement est devenu le premier facteur de précarité pour la jeunesse. Nous augmenterons l’offre de logements sociaux étudiants et de Foyers de Jeunes Travailleurs afin de permettre l'accès à un toit abordable à celles et ceux qui étudient, se forment ou débutent dans la vie active. Donner un logement, c’est donner la stabilité nécessaire pour apprendre, travailler et se projeter. C’est refuser qu’une génération soit chassée de la ville par le coût de la vie.
Trop de jeunes Parisiens restent privés de vacances, faute de moyens, alors même que l’isolement, la fatigue et la pression du quotidien pèsent de plus en plus lourd. Le coût du logement et de la vie à Paris peut transformer le départ en vacances en luxe inaccessible, pour les jeunes les plus précaires comme pour de nombreux jeunes actifs en premier emploi. La Ville de Paris permettra aux jeunes en difficulté de partir au moins une fois par an, grâce à une offre de séjours à tarifs abordables, accessible selon des critères sociaux progressifs et incluant des séjours adaptés pour les jeunes en situation de handicap.
Paris populaire : des services publics pour faciliter la vie
Des déplacements plus fluides et efficaces
Priorité aux transports en commun
Seul mode de transport véritablement accessible à toutes et tous, le bus sera au cœur de notre politique de mobilités.
En ce sens, nous développerons 15 lignes de bus express qui bénéficieront d'un parcours sécurisé, d'une « super-priorité » aux carrefours accompagnée d'un dispostif de vidéoverbalisation pour la faire respecter, et d’arrêts de bus 100% accessibles.
En parallèle de cet investissement dans l'aménagement de la voirie, nous demanderons à la Région Ile-de-France d'assurer un nombre et une fréquence de bus suffisants, sur la base d'un engagement commun : un bus toutes les cinq minutes en heure de pointe sur les quinze lignes les plus fréquentées.
À l'image de nombreuses grandes métropoles mondiales telles que Berlin, Londres ou New York, nous travaillerons avec le métro 24h/24, en commençant par les lignes déjà automatisées 1, 4 et 14, qui sont les lignes les plus fréquentées du réseau.
Alors qu'un salarié sur dix en Ile-de-France travaille la nuit, il s'agit d'offrir une solution de mobilité abordable, efficace et sécurisée à celles et ceux qui font vivre Paris la nuit.
Un métro fonctionnant 24h/24 permettra ainsi non seulement de faciliter la vie nocturne parisienne, mais constitue surtout une mesure majeure d'amélioration de la qualité de vie et de justice sociale pour des milliers de travailleuses et travailleurs en horaires décalés.
Nous maintiendrons la prise en charge gratuite par la Ville de Paris de l’abonnement Navigo pour les enfants, les jeunes, les seniors (sous condition de ressources) et les personnes en situation de handicap, ce qui constitue un soutien majeur au pouvoir d'achat des ménages parisiens et une incitation forte à l'usage des transports en commun.
Pouvoir se déplacer librement est un droit fondamental. Pourtant, la vie des personnes porteuses de handicap est encore entravée par le manque d'accessibilité des transports en commun. Si le tramway parisien et au moins 70% des arrêts sur chaque ligne de bus sont accessibles, nous pouvons encore aller plus loin sur l'accessibilité de ces dernières. Les 15 lignes de bus express que nous créerons auront ainsi 100% d'arrêts accessibles.
A l'exception de la ligne 14, tout reste en revanche à construire concernant le métro. Nous impulserons donc un dialogue resserré avec la Région Ile-de-France, l'Etat et la RATP pour qu'ensemble, nous puissions améliorer concrêtement la vie des personnes à mobilité réduite.
Nous travaillerons également avec les autres acteurs institutionnels pour accroître la sécurité dans les transports, grâce à la coordination des différentes forces de sécurité. Nous nous assurerons également avec la Région Ile-de-France que l'arrêt à la demande des bus la nuit soit un droit effectif.

Objectif Paris 100 % cyclable
La transformation de l'espace public impulsée ces dernières années a permis de faire de Paris l'une des capitales européennes du vélo. Nous poursuivrons ces efforts et finaliserons le réseau cyclable parisien afin de garantir à chacun de pouvoir rouler en sécurité partout dans la ville.
Nous transformerons les grandes avenues encore dépourvues d'aménagements cyclables, résorberons les discontinuités et mettrons fin aux anciennes pistes cyclables sur trottoirs qui sont sources de conflits entre usagers en réaménageant les axes concernés, comme le boulevard Magenta.
Enfin, en cohérence avec notre objectif "0 mort, 0 blessé grave" sur la route à Paris, les carrefours et les lieux accidentogènes seront sécurisés, dans le cadre d'un travail collaboratif avec les associations cyclistes.
Savoir rouler à vélo est essentiel pour sa propre sécurité et celle des autres usagers. Nous devons permettre à tous les enfants d'apprendre à faire du vélo, dans un esprit de justice sociale mais également pour leur permettre d'acquérir les bons réflexes et le code de la rue, dès le plus jeune âge. Nous devons également nous adresser aux adultes, alors que trop d'entre eux hésitent encore à passer au vélo pour se déplacer, par appréhension de se lancer. Pour accompagner tout le monde, nous créerons une vélo-école dans chaque arrondissement, pour apprendre à rouler en sécurité, pour soi et pour les autres, et développer ainsi l'usage du vélo !
Vélib' a constitué une vraie révolution des mobilités. Nous pouvons être fiers de l'avoir menée. Il constitue aujourd'hui un service de transport adapté aux besoins des Franciliennes et des Franciliens. Il est à ce titre très utilisé. Avec la forte augmentation du nombre d'utilisateurs, la qualité du service a connu des variations ces derniers mois. Afin que le développement de Vélib', tant en nombre d'usagers que de couverture géographique, ne se fasse pas au détriment de la qualité de service, nous imposerons, en lien avec les autres communes concernées, des objectifs de résultat et des pénalités plus fortes à l'opérateur du service en cas de manquement. Nous ferons également en sorte de conserver des tarifs abordables, adaptés à la situation de chacun, pour que Velib' reste accessible à toutes et à tous.
Des solutions pour tous les usages
La réduction de la place de la voiture dans l’espace public est une nécessité écologique et urbaine. Nous la poursuivrons, tout en veillant à ne laisser personne de côté. Pour les artisans et professionnels intervenant à domicile, nous créerons ainsi, en plus des places de livraisons, des places de staionnement réservées, accessibles via un abonnement dédié à tarif abordable. Ces places permettront aux professionnels concernés de trouver facilement une place libre, et adaptée à la durée de leur intervention.
Au total, au moins, 25% des places de stationnement sur l’espace public seront réservées soit aux personnes en situation de handicap, soit aux livraisons, déménagements et stationnements professionnels.
C’est ainsi que nous conduirons une transformation de l’espace public juste, concrète, et adaptée à la vie quotidienne de Paris.
Avec la baisse du taux de possession de voiture à Paris, les parkings souterrains sont aujourd'hui très largement sous-utilisés. L'offre actuelle apparaît cependant souvent comme peu claire, éclatée et parfois chère. Pour inciter les véhicules stationnés en surface à occuper ces parkings sécurisés et ainsi libérer de l'espace pour d'autres usages, nous créerons un tarif résidentiel abordable en parking souterrain, uniformisé pour l'ensemble des parkings dépendant d'entités municipales (bailleurs sociaux notamment). Ainsi, nous agirons pour rendre les tarifs de ces parkings souterrains plus attractifs et donc plus accessibles, afin de rapprocher l'offre et la demande.
Le transport de marchandises représente 20% de la circulation à Paris. Activité essentielle pour le fonctionnement de notre ville, elle est néanmoins responsable de 40% de la pollution atmosphérique générée par le trafic routier. Elle génère également d'autres nuisances, comme la congestion du trafic à certaines heures ou de la pollution sonore. Reprendre la main sur la logistique urbaine est donc essentiel. Je régulerai les livraisons, grâce notamment à la création de micro-hubs logistiques, dont le fonctionnement sera financé par les acteurs économiques, afin de mutualiser les flux de marchandises et réduire les nuisances. Aux côtés d'autres solutions, comme le développement du fret fluvial, cela permettra également d'accompagner la décarbonation de la logistique urbaine, avec le déploiement de solutions durables et adaptées.
Un service public pour toutes et tous
Qui s’adapte à chacun selon son temps et ses moyens
Nous installerons dans chaque mairie d’arrondissement un guichet administratif unique où des agents formés aideront les habitantes et habitants à faire valoir leurs droits et à accomplir leurs démarches administratives, non seulement municipales, mais également auprès d'autres organismes (État, Sécurité Sociale...) qui ont trop souvent réduit voire supprimé l'accès à des guichets physiques ces dernières années. Cet accueil polyvalent permettra aussi d’accompagner celles et ceux qui maîtrisent moins le numérique, et proposera des horaires d’ouverture élargis pour mieux s’adapter aux contraintes de chacun.
Nous garantirons, à chaque grande étape de la vie, un appui concret de la Ville : information sur les dispositifs de soutien aux parents isolés, orientation vers les aides au logement, à l’alimentation ou à la garde d’enfants, accompagnement lors des séparations... Notre vision est celle d'un service public qui va au devant des besoins des usagers pour proposer un accompagnement le plus personnalisé possible à celles et ceux qui le souhaitent.
Toutes les démarches numériques de la Ville seront regroupées dans une appli 100% accessible, utilisable par toutes et tous. Cette porte d'entrée numétique unique facilitera l’accès aux démarches administratives, aux aides sociales, aux événements organisés par la Ville.
Nous créerons un dossier numérique simplifié regroupant l’ensemble des démarches liées à la scolarité : inscriptions, restauration, activités périscolaires, bourses... Finies les inscriptions à rallonge à la rentrée et les même documents à transmettre à plusieurs interlocuteurs !
Nous ouvrirons plus longtemps les équipements sportifs et culturels de la Ville : jardins, piscines, salles de sport, bibliothèques. Dans une ville dense marquée par les inégalités d’accès aux services et équipements publics, cette extension des horaires permettra de faciliter les pratiques sportives et culturelles, mais aussi de renforcer les liens sociaux et de contribuer à la lutte contre l'isolement.
Nous lutterons contre les inégalités jusqu'à la mort : nous renforcerons à Paris le service public municipal garantissant à chacune et chacun une fin de vie digne, indépendamment de ses ressources. La Ville prendra en charge les démarches et les frais funéraires essentiels pour les personnes les plus précaires, et proposera pour toutes et tous un service à des prix maitrisés et un service d’accompagnement des proches. De nouveaux lieux de cérémonie, laïques et ouverts à toutes les convictions, seront également développés.
Au service de toutes les familles
Pour répondre aux besoins des familles nous renforcerons les équipes de la petite enfance par le recrutement et la formation de 1 000 auxiiliaires de puériculture et agents de la petite enfance. Leurs salaires et déroulements de carrière seront revalorisés, et la Ville formera activement ses futures agentes et agents de la petite enfance grâce à son centre de formation nouvellement créé.
Nous adapterons les crèches à la fois aux besoins des tout-petits et au changement climatique : espaces ombragés, sols frais, accès à la nature. Ces "crèches Oasis", inspirées du succès des "Cours Oasis", nos cours d'école végétalisées, offriront un cadre apaisé, plus frais en saison chaude, tout en favorisant la curiosité et le jeu libre. Nous développerons également des Maisons d’Assistantes Maternelles pour répondre aux attentes des familles, notamment dans les quartiers où la demande est la plus forte.
Près de 30% des familles parisiennes sont monoparentales, un taux pouvant atteindre 40% dans les quartiers populaires. Dans 80% des cas, ces familles sont portées par des mères seules, particulièrement exposées à des dynamiques de précarisation accrues.
Ces familles sont au croisement des enjeux de lutte contre la précarité, d’insertion professionnelle, d’égalité entre les femmes et les hommes, et d’égalité des chances. Leur niveau de vie est inférieur de 40 % à celui des couples avec enfant et de 29 % à celui de l'ensemble des ménages parisiens.
C'est pourquoi nous ferons du soutien à ces familles une priorité. Nous améliorerons la prise en compte de la monoparentalité pour l'obtention de places dans les crèches municipales. Nous mettrons également en œuvre une tarification adaptée pour l'accès aux services municipaux.
Pour nombre de familles parisiennes, le quotidien ressemble parfois à un marathon, en particulier pour les familles monoparentales.
Pour permettre de soulager ces familles, nous mettrons en place un dispositif de garde deux heures par semaine, en dehors des horaires traditionnels des écoles et des crèches.
Ce nouveau service permettra demain d'offrir des temps de respiration pour de nombreux parents, favorisant ainsi un meilleur équilibre entre vie parentale et bien-être personnel.
Qui prend soin des seniors
Dans un contexte de transition démographique qui conduit, à Paris comme ailleurs, à une dynamique de vieillissement de la population, nos services publics ainsi que l'offre d'activités pour nos aînés doit pouvoir correspondre au mieux aux besoins réels des bénéficiaires. C'est pourquoi nous créerons des comités d'usagers dont la mission sera de concevoir une offre culturelle, sportive ainsi que des services publics pensés par et pour les seniors.
En outre, parmi les plus de 700 000 Parisiens qui s'engagent comme bénévoles et font vivre nos associations au quotidien, les seniors occupent une place centrale. A l'échelle nationale, ce sont d'ailleurs plus de 50% des responsables associatifs qui sont retraités. Nous aurons ainsi à cœur de faciliter le plus possible et de valoriser l'engagement bénévole et la participation à la vie associative de nos seniors.
Pour améliorer le quotidien et lutter efficacement contre l'isolement qui peut toucher nombre de nos seniors, nous transformerons les résidences autonomies en véritables chez soi. Cela se traduira par une meilleure adaptation des logements afin de pouvoir mieux accueillir ses proches, sa famille, ses amis.
Nous ouvrirons par ailleurs les résidences autonomie sur leur quartier en y développant un grand nombre d’activités intergénérationnelles : associatives, culturelles, organisation de conférences...
Paris n’échappe pas au vieillissement de la population observé dans la métropole du Grand Paris et sur l’ensemble du territoire national. La présence des seniors y est même un peu plus forte : 23 % de la population parisienne est âgée de 60 ans ou plus, contre 20 % dans la métropole.
Soucieux de faire de Paris une ville dans laquelle on vieillit bien, nous aménagerons en ce sens des espaces publics piétons protégés et sécurisés pensés d’abord pour les enfants et les seniors, et non pour les voitures.
Cette adaptation de l'espace public passera également par la poursuite du désencombrement des trottoirs mais aussi par le déploiement de bancs à intervalles réguliers afin d’offrir à chacun un espace de repos partout sur le territoire parisien.
À l’échelle nationale, près de 500 000 seniors sont en rupture totale de liens. En parallèle, 62% des 18-24 ans se disent régulièrement seuls.
Pour faire face au fléau de l'isolement et parce que personne ne devrait avoir à rester seul à Paris, nous lancerons une « Journée du Lien » dédiée à l'identification et à la rencontre des personnes isolées. La mobilisation des associations, habitants et professionnels permettra d'aider et d'orienter les personnes isolées et de faire grandir autour d'elles une véritable communauté protectrice.
En France, les aidants représentent plus de 11 millions de personnes, soit un Français sur six. Dans 80 % des cas, il s’agit de femmes. À Paris, ce sont des milliers de personnes qui consacrent leur vie à accompagner un proche dépendant, souvent au détriment de leur santé, de leur carrière, de leur temps personnel.
L'instauration d'un véritable statut ainsi que d'un droit au répit pour les aidants leur permettra de véritablement s'appuyer sur le service public pour souffler et pour mieux articuler le temps dédié à leurs proches et leur vie personnelle.

Paris Vivante
Paris respire mieux, est moins bruyante, plus sûre. Les piétons et les cyclistes reprennent place, les enfants peuvent rejouer dans la rue devant l’école. En quelques années, Paris est devenue une référence écologique. Ce n’est pas un aboutissement : c’est un élan qu’il faut poursuivre avec engagement, sans faillir.
La droite veut voir la voiture reprendre le pouvoir sur le cycliste et le piéton, les places de stationnement suppléer les arbres, les plateformes dominer nos commerces. Ce cauchemar est celui d’une ville qui se réchauffe, invivable pour les plus vulnérables.
Notre vision est toute autre : protéger toujours plus les piétons, les enfants, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap.
Offrir une ville où respirer toujours mieux, où vivre en toute tranquillité, où trouver de l’ombre, où écouter le vent et le pépiement des oiseaux, où courir en bord de Seine, où faire la fête, où l’on peut se faire entendre et être écouté : voilà notre volonté, partout et pour toutes et tous.
Cette ambition deviendra une réalité dans chacun des quartiers qui font toute la richesse de Paris: équipements nouveaux ou rénovés, commerces protégés, associations défendues. Et en particulier dans les quartiers populaires, grâce à la création d’une ceinture verte, et aux Portes de Paris transformées en places.
Pour lutter contre ce fléau silencieux qu’est la solitude, nous voulons des quartiers qui relient plutôt qu’ils n’isolent, des quartiers où l’on peut faire ses courses à pied, emprunter un livre, trouver un banc, débattre avec passion à une terrasse de café.
Paris est vivante, Paris est à vous.
Paris vivante : des quartiers plus verts et mieux partagés
Plus d’espace, plus d’arbres, plus de fraîcheur !


Les piétons et les enfants au cœur de la transformation de l’espace public
Nous continuerons à rééquilibrer le partage de l'espace public, au profit du premier mode de déplacement à Paris : la marche à pied. Nous poursuivrons ainsi la création de "rues aux enfants" devant les établissements scolaires, et de manière générale la création de cœurs de quartier rassemblant plusieurs rues piétonnisées et végétalisées, véritables lieux de vie où petits et grands peuvent se retrouver pour jouer, se promener ou tout simplement prendre l'air !
Parce que les logements parisiens sont exigus, et pour permettre à chacun de profiter du rééquilibrage de l'espace public en faveur des piétons, nous créerons un permis de piétonnisation temporaire permettant, sous réserve que la configuration de la rue s’y prête, d’organiser un événement associatif, festif ou familial en bas de chez soi.
Les grandes places de la capitale forment l'âme et le cœur vivant de Paris. C'est pourquoi nous avons déjà engagé leur transformation, pour les rendre plus vertes, plus apaisées et plus belles. C'est désormais au tour des places de la Concorde, du Trocadéro, d'Italie et de la Bataille de Stalingrad et Gambetta de bénéficier de réaménagements. La place de la République, l'un des premiers symboles de la reconquête de l'espace public au profit des piétons, et l'un des lieux emblématiques des rassemblements et de la démocratie parisienne, fera aussi l'objet d'un grand projet d'apaisement et de végétalisation.
Nous avons la chance de vivre dans la plus belle ville du monde, et nous défendons activement le "droit au beau" pour toutes et tous. L’esthétique du paysage parisien est un élément central de la qualité de vie des Parisiennes et Parisiens mais aussi pour le rayonnement de notre ville. Tous les quartiers doivent faire l’objet d’un soin particulier. Pour remplir cette mission, un ou une directeur.ice artistique de Paris sera chargé de la beauté et de la cohérence des aménagements, des mobiliers urbains et de la protection du patrimoine.
Pour des rues plus inclusives, je souhaite lancer une refonte de la signalétique. A ce titre, la suppression des panneaux obsolètes permettra de désengorger l'espace public et de l'embellir. Finis les poteaux et panneaux superflus qui gènent la circulation et encombrent le paysage urbain. De nouvelles indications harmonisées et 100% accessibles seront mises en place.
Fidèle à notre ambition de penser la ville à hauteur d'enfant, nous créerons 10 nouvelles aires de jeux XXL, autant de lieux où l'on pourra lâcher la main de son enfant en toute sécurité pour qu'il puisse s’amuser et s'épanouir sereinement.
Chaque projet fera l'objet d'une concertation qui permettra aux enfants et aux familles de venir co-construire ces futurs espaces et de choisir les jeux qui y seront implantés afin que ceux-ci répondent au mieux aux besoins et aux envies de chaque enfant.
Chacune de ces nouvelles aires de jeux répondra au plus haut niveau d'exigence en termes d'inclusivité afin d’offrir des possibilités de jeux accessibles à chaque enfant, petit ou grand, en situation de handicap ou non.
Construire une ville à hauteur d'enfant c'est penser une ville apaisée, protectrice, qui redonne de la place à tout le monde et remet l'école au cœur de nos quartiers. C'est pourquoi je poursuivrai le déploiement de nouvelles rues aux enfants, dont l'aménagement ira encore plus loin. Elles seront demain également équipées d'un mobilier urbain spécifique, à hauteur d'enfants et adapté à leurs besoins.

Plus de nature, de fraîcheur et d’ombre, pour faire face au changement climatique
Nous transformerons le périphérique en boulevard urbain, en laissant plus de place aux transports en commun, au covoiturage, à la nature et à terme aux vélos. Durant le mandat, des premiers tronçons seront métamorphosés, comme la porte de Gentilly. Nous ferons évoluer les portes de Paris en véritables places populaires et dynamiques, reliées par une grande ceinture verte, culturelle et sportive. Nous végétaliserons les liaisons entre les parcs et équipements culturels et sportifs existants, et en développerons de nouveaux. Ces projets répondent à une triple ambition pour l'avenir : donner réellement vie au Grand Paris, en rapprochant la capitale des villes limitrophes, lutter concrètement contre le changement climatique, tout en réduisant les pollutions atmosphériques et sonores, qui touchent d'abord les catégories populaires, et enfin prioriser les investissements dans de nouveaux équipements publics dans les quartiers populaires.
Des Tuileries au Port de l'Arsenal, je suis fier de la piétonnisation des berges de Seine. Même ses plus farouches adversaires ont fini par s'y rallier... Nous devons aller plus loin. C'est pourquoi je souhaite accélérer la piétonnisation des berges de Seine, pour créer une promenage continue de 25 km au cœur de la capitale. Cela passera, à l'ouest, par la piétonnisation des berges et la création d'une coulée verte de la passerelle Debilly jusqu'à la Concorde. À l'est, un grand jardin reliera le port de l'Arsenal jusqu'aux jardins de Bercy. Cette balade sera accessible à toutes et tous, familles, personnes agées, personnes porteuses de handicap. Elle sera également végétalisée et ombragée, pour offrir un véritable îlot de fraîcheur en ville. Enfin, à l'image de la capitale, elle sera vivante, populaire et festive et accueillera les sites de baignade l'été.
Forts de l’immense succès de l’été dernier, nous créerons un nouveau site de baignade et de loisirs dans le port de l’Arsenal : la Plage de la Bastille.
Cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large de reconquérir la Seine et les canaux et de développer de nouveaux espaces de baignade à Paris, gratuits, accessibles et ouverts à toutes et tous, afin que chacun puisse profiter de lieux de fraîcheur et de détente en ville.
Là où la droite extrême et l’extrême droite défendent le droit à polluer, nous défendons le droit à la fraîcheur, à la santé et à respirer un air plus propre.
Un grand parc, qui fait le tour de Paris, c'est possible, grâce à l'ouverture de la petite ceinture. Après avoir rendu accessible, depuis 2014, une dizaine de tronçons pour les Parisiennes et les Parisiens, nous créerons 10 km d'espaces verts supplémentaires, avec l'ouverture de nouveaux tronçons et la création de jonctions végétalisées en surface entre les tronçons. Ils permettront en priorité de développer la biodiversité en ville et d'offrir un espace de balade et d'animation culturelles et festives, tout en protégeant le patrimoine ferroviaire.
Canalisée puis enterrée depuis 1912, la Bièvre est une rivière qui traversait le 13e et le 5e arrondissement avant de se jeter dans la Seine quai d'Austerlitz. Ressource précieuse pour l'accroissement de la présence de nature et le rafraîchissement de la ville mais aussi pour le renforcement de la biodiversité à Paris, nous engagerons la renaissance de la Bièvre à Paris. En lien avec les aménagements réalisés dans le Val de Marne, notamment à Arcueil et Gentilly, et dans le 13ème arrondissement, nous poursuivrons également le développement de la coulée verte le long de son tracé historique.


Les jardins parisiens constituent des oasis de calme et de verdure au coeur de notre ville. Ils accueillent les enfants qui jouent, les parents qui soufflent et créent du lien social pour toutes et tous. Ils sont aussi de formidables abris de fraicheur face aux étés qui se réchauffent. Pour que chacune et chacun puisse avoir un jardin en bas de chez soi, nous poursuivrons la reconquête de l'espace public pour ouvrir 300 nouveaux hectares de jardins au public, aux horaires élargis, en particulier en période de canicule.
Si la végétalisation et la reconquête de l'espace public a gagné le cœur de nos quartiers, certains des grands axes que sont nos boulevards sont encore très motorisés alors qu'ils constituent des opportunités importantes de rééquilibrer les usages. Nous lancerons dès lors une nouvelle étape de reconquête de l'espace public. Sous la prochaine mandature, 10 nouveaux parcs verront le jour sur certains boulevards et avenues à la place des voies de circulation (tout en maintenant naturellement les accès pour la desserte locale telle que livraisons, déménagements...) avec des espaces de vie pour les grands, les petits, ainsi que leurs animaux de compagnie. Ainsi notamment, l'avenue Foch, dans le 16ème, ou encore l'avenue Philippe-Auguste, dans le 11ème, deviendront demain de véritables avenues-jardins.
Alors que les étés se réchauffent et que les canicules se multiplient, nous devons adapter Paris et protéger ses habitants, dès aujourd'hui et pour demain. Pour cela nous continuerons à végétaliser massivement nos rues, et à mettre en œuvre toutes les alternatives possibles pour ombrager là où planter un arbre ne sera pas possible. Nous éliminerons ainsi les îlots de chaleur et garantirons de l'ombre dans nos quartiers, avec l'objectif de proposer des cheminements piétons protecteurs et rafraichis, partout.
Le climat frappe plus fort celles et ceux qui sont déjà les plus exposés : personnes âgées, enfants, personnes précaires, isolées. En parrallèle, 15% des logements, ceux situés sous les toits, pourraient être rendus inhabitables par l’augmentation des températures.
Face à cela, des mesures de mise en sécurité climatique seront mises en place dans les bâtiments municipaux et les logements, notamment grâce à un grand plan volet dans le parc social, visant à équiper l'ensemble des immeules de volets. En outre, nous créerons un réseau de toits partagés, accessibles et végétalisés pour que toutes les Parisiennes et tous les Parisiens profitent du ciel de leur ville.
Les équipements publics accueillant des publics fragiles tels que les crèches, les écoles ou les EHPAD seront traités prioritairement pour garantir la continuité du service public et la sécurité de tous (cours Oasis, stores et ventilateurs, raccordements au réseau de fraîcheur...).
À Paris, les animaux de compagnie font pleinement partie de la vie urbaine. Ils accompagnent les familles, rythment les quartiers, participent à la vie quotidienne de la ville. Il est donc naturel qu’ils puissent profiter des espaces verts parisiens. C’est pourquoi nous ouvrirons les parcs aux chiens tenus en laisse, le cas échéant dans des zones dédiées, dans le respect de la sécurité et du confort de toutes et tous.
Faire une place aux animaux de compagnie, c’est aussi affirmer une ville plus attentive et plus solidaire. C'est pourquoi nous instaurerons, au sein de la Maison de l’Animal en Ville, des consultations vétérinaires solidaires, afin d’en faire un véritable lieu-ressource. Nous créerons également un jardin du souvenir, espace de recueillement pour accompagner les Parisiennes et les Parisiens dans le lien qui les unit à leurs animaux.
En 40 ans, le nombre d'oiseaux sur le continent européen a décliné de 25 % selon une étude du CNRS. À Paris où l'on recense plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux, nous protégerons systématiquement la biodiversité. Nous veillerons en particulier à préserver les habitats des oiseaux, notamment lors des opérations de rénovations d'immeubles, les cavités présentes sur les façades étant des sites de nidification privilégiés pour de nombreuses espèces.
Nous poursuivrons par ailleurs notre soutien aux associations de protection animale, acteurs clés de la préservation de la biodiversité, notamment par leurs actions de suivi et de soin des oiseaux sur notre territoire.

Des espaces publics mieux partagés et mieux protégés

Un espace public plus propre
Pour lutter efficacement contre les comportements inciviques et rendre nos rues plus propres et apaisées, nous créerons des brigades anti-incivilités au sein de la police municipale, spécialement dédiées à la lutte contre les infractions en matière de propreté et de nuisances environnementales. Présentes sur le terrain au quotidien dans chaque arrondissement, elles interviendront pour sanctionner notamment les dépôts sauvages, les jets de mégots, les déjections canines, mais aussi pour prévenir et sensibiliser les habitants aux bons gestes.
Nous mettrons en place une collecte sur rendez-vous à domicile et à l’étage, de tous les gros encombrants – meubles, électroménager... – pour favoriser leur réemploi. Ce service, simple et accessible à toutes et à tous, libérera l’espace public tout en donnant une seconde vie aux objets. En parallèle, nous renforcerons la lutte contre les dépôts sauvages grâce à une hausse des amendes (minimum 500€ d'amende pour les particuliers et 1000 € pour les professionnels et à des contrôles réguliers de la police municipale, afin de responsabiliser chacun et de préserver la propreté de nos rues.
Nous ferons de la propreté une responsabilité partagée, en modernisant l’application “Dans Ma Rue” qui sera plus intuitive et participative. Les riverains, commerçants et propriétaires de locaux vacants seront pleinement associés à la lutte contre les incivilités et les tags. Les agents disposeront de nouveaux moyens, avec une flotte 100 % électrique pour réduire bruit et pollution, et des équipements toujours plus modernes et ergonomiques pour gagner en efficacité.
Nous ferons de Paris une ville exemplaire en matière de réduction et de valorisation des déchets, en agissant concrètement pour les réduire de 100 000 tonnes d’ici 2030. Nous continuerons à développer le compostage et le tri des biodéchets dans chaque quartier et au pied des immeubles. Nous généraliserons le tri partout et tout le temps, à la maison comme dans la rue, et nous intensifierons la sensibilisation des enfants dans les écoles et des habitants en multipliant les « immeubles zéro déchet ».
Pour réduire nos déchets et préserver la propreté de nos rues, nous engagerons Paris dans une démarche inédite et ambitieuse de réemploi, notamment en accompagnant les chaînes de vente à emporter vers l’usage d’emballages consignés et réutilisables. Cette dynamique, amorcée dans nos restaurants municipaux et certains marchés, sera déployée à l’échelle de la Ville en partenariat avec les commerçants et les habitants.
Un espace public plus sûr
La police municipale est une force au service des Parisiennes et des Parisiens, elle est un synonyme de sécurité et de proximité. Nous voulons un Paris tranquille, apaisé et sûr pour tous et toutes. Nous renforcerons la police municipale et son maillage territorial. Cela passera notamment par un renforcement massif des effectifs, avec 1 000 agents supplémentaires. Il y aura plus de bleu sur le terrain, avec une présence 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, dans nos rues, au plus près des Parisiennes et des Parisiens, au bon endroit, au bon moment, en ciblant en priorité les « points chauds ». Je veux aussi que la police municipale soit, encore plus qu'aujourd'hui, accessible pour les Parisiennes et les Parisiens. Des kiosques seront implantés dans chaque arrondissement et sur les points de tension pour que tout le monde sache où trouver la police municipale et puisse facilement rencontrer nos agents, évoquer les problèmes du quartier, demander une intervention ou attirer l’attention sur une insécurité ou une nuisance nouvelle. Légers et mobiles, ces kiosques pourront être déplacés selon les besoins.
Je propose un déploiement proportionné, ciblé et évalué de la vidéoprotection. 500 nouvelles caméras tactiques mobiles seront installées dans les zones à risques identifiées, par exemple gares et pôles de transport, sites touristiques très fréquentés, zones de rixes récurrentes, grands carrefours et espaces événementiels... Elles pourront être déplacées en fonction des besoins. L’objectif est clair : renforcer l’efficacité des patrouilles et sécuriser les interventions, sans jamais remplacer la présence humaine. Les caméras seront utilisées dans un cadre transparent et respectueux des libertés publiques.
Paris est une ville « monde » dont la tranquillité englobe des enjeux d’une immense diversité. Dans ce contexte, l'organisation de la police municipale doit être le reflet des besoins de chaque quartier, à chaque moment. Je créerai des brigades spécialisées pour tenir compte des enjeux propres à toutes les situations. La nuit concentre les besoins les plus importants, et nécessite des moyens humains, organisationnels et matériels spécifiques. Des brigades nocturnes spécialisées seront déployées pour réduire les nuisances dans les quartiers les plus exposés, intervenir plus rapidement et améliorer la sécurité de tous. Dans les Bois , des patrouilles équestres seront mises en place pour permettre aux promeneurs, aux sportifs, aux familles de profiter sereinement de la nature. Sur les routes, lieux à risque où se côtoient les bus, les voitures, les vélos, les trottinettes et les piétons, des brigades dotées de vélos d’interception seront formées pour lutter contre toutes les infractions routières.
À l’heure où le lien entre les forces de sécurité nationale et la population se distend, la police municipale doit rester une force de proximité, à l’écoute des habitants et exemplaire à tous points de vue. Nous avons été les premiers à créer un comité d’éthique indépendant pour garantir un absolu respect de la déontologie et une complète transparence : nous en sommes fiers. Nous irons encore plus loin pour protéger, accueillir et orienter. Nous formerons tous les policiers municipaux à lutter contre toutes les discriminations et contre le sexisme dans l’espace public. La future loi sur les polices municipales permettra à l’avenir à nos agents de verbaliser les harceleurs qui empêchent les femmes de profiter d’un droit fondamental, celui de se déplacer en toute sécurité, à toute heure, partout. Je veux que Paris soit pionnière dans la lutte contre le harcèlement de rue et je déploierai, dès l’adoption de la loi, un grand plan qui mettra fin à ces pratiques insupportables. Nous verbaliserons systématiquement les agresseurs, et nous les remettrons immédiatement à la police nationale, avec un accompagnement des victimes, quand des violences ont été commises.
Ville-lumière, Paris ne dort jamais. Dans la capitale plus qu’ailleurs, la nuit fait partie intégrante du quotidien. Depuis de nombreuses années, nous œuvrons pour un « droit à la nuit », pour la garantie que tous et toutes puissent profiter de la vie nocturne qui est au cœur de l’identité de Paris. Mais ce droit est encore trop théorique pour certains Parisiens et certaines Parisiennes. Pour que la nuit ne soit pas un danger, en particulier pour les femmes qui sont encore confrontées à de trop nombreuses menaces sur la voie publique, je porterai des mesures fortes : des brigades nocturnes plus nombreuses, un éclairage public renforcé, conçu avec les usagères, pour rassurer et dissuader ; un dispositif d’alerte sur les abribus, relié à la police municipale et à sa nouvelle salle de commandement et à la police nationale ; une présence forte des agents lors des évènements festifs et pour les sorties des théâtres, des restaurants, des bars ou des boîtes de nuit.
La densité de l'espace public parisien et la variété des modes de transport qui s'y cotoient sont générateurs de risques : carrefours complexes, comportements à risque, infractions et délits routiers... Nous fixerons un objectif clair : « zéro mort, zéro blessé grave » à Paris. Pour cela, priorité à la prévention, à la pédagogie, à la sécurité concrète et aux usagers les plus vulnérables. Un plan de sécurité routière permettra d’améliorer les aménagements piétons et cyclistes sur les carrefours à risque, de rendre les règles de circulation plus claires, de renforcer les contrôles sur les axes et carrefours accidentogènes avec l’installation de nouveaux radars, et de multiplier les actions de pédagogie pour faire évoluer durablement les comportements. Nous appliquerons une politique de sanction graduée, ferme et intelligible, avec une tolérance zéro sur les comportements mettant directement en danger la vie d’autrui et une généralisation de la vidéoverbalisation en cas d’infraction.
Nous renforcerons la prévention dans les établissements scolaires et équipements sportifs en nommant pour chaque établissement un médiateur référent. Identifiés et accessibles, ils seront les interlocuteurs du quotidien pour toute la communauté scolaire : élèves, personnels et familles. Leurs missions concrètes : conseiller et accompagner sur tous les sujets de prévention et sécurité (rixes, drogues, violences, harcèlement, racket...) lors d’échanges individuels ou d’interventions collectives, coordonner les actions avec les équipes éducatives, assurer la coordination entre l’établissement scolaire ou sportif et la police et l’Education nationale.

Un espace public plus inclusif
Développer des quartiers d’accessibilité augmentée est un choix pour une ville plus inclusive. Espace public, commerces, équipements publics... : les Quartiers d'Accessibilité Augmentée visent à prendre en compte un objectif d'accessibilité à 360 degrés. En prenant en compte les handicaps visibles et invisibles, nous améliorerons l’accueil, l’information et les usages du quotidien afin de permettre à chacune et chacun de participer pleinement à la vie de son quartier.
La ville ne peut être pleinement juste que si elle est accessible à toutes et tous. En poursuivant la transformation de l’espace public, nous nous fixerons l’objectif de 100 % de rues accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ce choix affirme le droit à la ville et à l’accessibilité universelle, en permettant à chacune et chacun de se déplacer librement et en toute autonomie. Nous y arriverons en désencombrant l’espace public, en élargissant les trottoirs et en créant davantage de rues piétonnes, pour faire de Paris une ville inclusive, lisible et accueillante pour toutes et tous.
Pour atteindre notre objectif d'une ville pleinement accessible à toutes et tous, nous ferons en sorte que 100 % des bâtiments municipaux recevant du public soient accessibles d’ici 2030.
Parallèlement, nous veillerons à ce que les personnes souffrant de déficience visuelle puissent se déplacer plus facilement et en sécurité, en déployant un plan de balises sonores dans l’espace public. Paris doit être une promesse d’accessibilité universelle, afin que chacune et chacun puisse se déplacer, accéder aux services et participer à la vie de Paris en toute autonomie et en toute sécurité.
Nous intégrerons désormais la prise en compte du genre à chaque étape de l'aménagement de l'espace public, longtemps pensé par et pour les hommes, en associant systématiquement les usagères. Cela permettra de mieux répondre à leurs besoins en matière de sécurité, de confort, de mobilité et d’accessibilité, et de créer des espaces publics où les Parisiennes peuvent réellement s'approprier leur ville.
L'accès à des toilettes publiques est un enjeu important d'inclusivité. Sans cela, trop de personnes renoncent à se déplacer et à profiter de nos villes. Nous ouvrirons largement l'accessibilité des toilettes des bâtiments municipaux. Nous les doterons également de tables à langer, pour permettre aux parents de changer leurs enfants et ainsi faire de Paris une ville bienveillante pour les familles.
Paris vivante : des quartiers qui créent du lien
Des quartiers animés et dynamiques

Encourager la diversité commerciale et la vie locale
Nous porterons l’encadrement des loyers commerciaux, comme nous l’avons fait pour le logement, et nous en ferons un combat politique majeur. Dès maintenant, nous mobiliserons pleinement les leviers dont dispose la Ville : en renforçant Paris Commerces, en maîtrisant les baux, en instaurant des loyers progressifs et en préemptant plus largement les locaux stratégiques. Ces outils permettront de garantir des loyers accessibles aux artisans, aux libraires et aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. C’est une condition essentielle pour lutter contre la mono-activité et préserver la vitalité, la diversité et l’identité des commerces parisiens.
Pour lutter contre la spéculation et les loyers commerciaux trop chers, nous proposerons la mise aux enchères des locaux commerciaux inoccupés depuis plus d’un an, afin de relancer rapidement l’activité économique et redonner vie aux rez‑de‑chaussée désertés. Cette mesure, appuyée par la montée en puissance de Paris Commerces, permettra d’attirer de nouveaux porteurs de projets — commerçants, artisans, structures de l’économie circulaire — pour redynamiser certains quartiers, tout en luttant contre la vacance.
Fêtes de rues, illuminations de Noël, marchés solidaires ou événements culturels : nous animerons la vie de nos quartiers en y associant les marchés alimentaires, l’artisanat et les commerces de l'économie sociale et solidaire. En travaillant avec les associations et les équipes de terrain, la Ville créera des liens entre les habitants et les acteurs de l'économie locale et durable.
Ce fonds participatif, ouvert à tous les Parisiennes et Parisiens, leur permettra d’investir directement dans leurs commerces de proximité. Chaque euro d’épargne citoyenne sera encadré et sécurisé par la Ville et orienté vers des projets avec une utilité sociale — artisans, librairies, cafés indépendants ou structures de l'économie sociale. Cela donnera à chacune et à chacun la possibilité d’agir pour la vitalité de son quartier, renforcera les liens entre les habitants et leurs commerces, tout en consolidant un modèle commercial parisien solidaire et durable.
Nous proposerons aux petits commerçants un service municipal de collecte des déchets alimentaires et des cartons, adapté à leurs besoins quotidiens.
Ce dispositif facilitera le tri et la valorisation des déchets, réduira les dépôts sauvages et constituera une solution économiquement avantageuse pour les commerces et les restaurateurs.
Les commerçants et les artisans sont le cœur vibrant de nos quartiers.
Nous faciliterons leur quotidien grâce à un guichet numérique unique, simple et rapide, pour toutes leurs démarches avec la Ville (autorisation de terrasse ou d’étalage, rénovation de devanture, demande d’aide financière…), et à un interlocuteur dédié pour leur suivi. Dans les secteurs fragilisés, des équipes de terrain accompagneront la redynamisation commerciale et l’animation locale.
Pour que chaque boutique, café et commerce soit accueillant pour toutes et tous — personnes âgées, en situation de handicap, familles et enfants — nous accompagnerons les commerçants parisiens dans la mise en accessibilité de leurs établissements. Grâce à un soutien technique et financier, la Ville facilitera les travaux nécessaires et valorisera les démarches exemplaires : faire de chaque commerce un lieu ouvert et inclusif renforcera le lien social et la vitalité de nos quartiers.
Chaque année, nous organiserons une grande braderie solidaire, un moment de rencontre et de partage réunissant habitants, commerçants, artisans et associations. Cet événement populaire, dédié au réemploi et à la solidarité, sera l’occasion de redonner vie aux objets, de soutenir les acteurs locaux et de créer du lien entre les générations. Déployées localement dans chaque arrondissement, ces journées contribueront à animer la vie de quartier tout en développant l'économie sociale et solidaire.
Soutenir la vie associative
Nous ferons de l’Hôtel de Ville un lieu vivant et ouvert chaque jour aux associations, collectifs et acteurs de la vie locale. Cet espace, symbole de la démocratie parisienne, doit appartenir aux 700 000 bénévoles engagés au quotidien dans notre ville, et devenir un carrefour d’initiatives citoyennes. Rencontres, expositions, débats, ateliers et temps festifs nourriront au cœur de la capitale un esprit de dialogue et d’engagement.
Nous ouvrirons largement les équipements publics — écoles, gymnases, bibliothèques — aux associations et acteurs locaux pour qu’ils deviennent de véritables lieux de rencontre et d’initiatives, et pour permettre à tous les habitants de se rapprocher de la vie associative de leur quartier. Dans une ville où les lieux gratuits sont rares, offrir ces espaces et permettre à chacun d’y organiser réunions, débats ou actions solidaires contribuera à faire de Paris une ville encore plus ouverte et vivante.
Dans un contexte national qui met en péril l’existence de nombre d’associations, nous renforcerons notre soutien financier, grâce à des conventions sur plusieurs années et la création d’un fonds d’urgence pour celles confrontées à des difficultés ponctuelles. Ce soutien durable leur permettra de sécuriser leur activité et de concentrer leurs énergies sur le terrain, au service du lien social et de la solidarité parisienne.
Nous proposerons un parcours de formation et d'accompagnement gratuit pour les responsables associatifs. Dans un contexte économique difficile pour ces acteurs qui ont des moyens limités, accompagner leurs dirigeants renforcera la vitalité du tissu associatif parisien et offrira à celles et ceux qui animent la vie citoyenne des outils pour développer leurs compétences et faire vivre la démocratie de proximité.
Nous ferons grandir le réseau des Volontaires de Paris grâce à une application dédiée, facilitant la rencontre entre bénévoles et associations. Leur engagement sera reconnu et valorisé : accès prioritaire à certains équipements municipaux, certification des compétences acquises. Une façon simple et concrète d’honorer et de remercier celles et ceux qui donnent du temps pour les autres.
Favoriser la pratique sportive pour toutes et tous
À Paris, le sport sera un pilier de la santé publique. Nous en ferons un levier de prévention tout au long de la vie, et un droit réel pour toutes et tous.
Dès l’enfance, chaque enfant aura accès aux savoirs sportifs fondamentaux — savoir nager, savoir rouler — et à des parcours de découverte sportive tout au long de l’année, pour lever les barrières à la pratique. Nous renforcerons les Maisons Sport Santé contre la sédentarité et développerons Paris Sport Seniors, afin de permettre à chacune et chacun de rester actif à tout âge.
L’accès au sport participe pleinement à l’épanouissement des enfants et à la construction de citoyens en bonne santé. C’est pourquoi nous prendrons en charge, chaque année, les frais d’inscription à une activité sportive pour chaque enfant, en tenant compte des ressources des familles. Cette mesure permettra de lever les freins financiers qui éloignent encore trop d’enfants de la pratique sportive. Elle favorisera l’égalité des chances, encouragera le bien-être et renforcera le lien social dès le plus jeune âge. Parce que le sport est une école de confiance, de respect et de solidarité, nous ferons en sorte qu’aucun enfant ne soit privé de ses bienfaits.
L’accès au sport passe aussi par des équipements municipaux ouverts, accueillants et adaptés aux usages d’aujourd’hui. C’est pourquoi nous étendrons les horaires des gymnases et des piscines afin de mieux répondre aux rythmes de vie des Parisiennes et des Parisiens. Nous poursuivrons leur rénovation pour offrir des équipements plus modernes, plus confortables et plus sobres en énergie. En renforçant leur accessibilité et leur qualité, nous encouragerons la pratique sportive pour toutes et tous.
Le sport doit pouvoir aussi se pratiquer partout et par toutes et tous. C’est pourquoi nous faciliterons la pratique sportive dans l’espace public grâce à des installations dédiées, accessibles et gratuites. Elles permettront de faire du sport en plein air, près de chez soi, en toute simplicité.
Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont été une réussite populaire, révélant l’attachement profond des Françaises et des Français au parasport et à ses valeurs. Pourtant, depuis la fin des Jeux, les gouvernements successifs n’ont pas su être à la hauteur pour préserver cette dynamique et protéger l’héritage laissé par cet événement. C’est pourquoi à Paris nous soutiendrons et développerons de nouveaux clubs para-accueillants et mettrons en place des créneaux 100 % inclusifs dans l’ensemble des équipements sportifs, afin de favoriser durablement la pratique du handisport et de faire de l’inclusion une réalité concrète partout dans la ville.
L’égalité entre les femmes et les hommes se construit chaque jour, dans tous les domaines, et doit aussi se refléter dans l’accès au sport. C’est pourquoi nous doublerons les créneaux dédiés à la pratique sportive féminine et renforcerons les subventions accordées aux clubs et associations. En levant les freins à la pratique, nous encouragerons l’émancipation, la confiance et la place des femmes dans tous les sports, à tous les niveaux.
Les Grands Parisiens sont fiers de l’identité sportive commune qui unit Paris et sa banlieue, tant au niveau amateur qu’au plus haut niveau du sport professionnel. Pour préserver et amplifier ce sentiment de fierté et de vitalité à l’échelle du Grand Paris, nous développerons un sport grand-parisien fondé sur une meilleure mutualisation des équipements entre les communes. Cette coopération permettra d’élargir les créneaux et de diversifier les disciplines proposées sur l’ensemble du territoire. En renforçant les liens entre les collectivités, nous offrirons ainsi à chacune et chacun davantage d’opportunités de pratiquer, au plus près de ses besoins et de ses envies.
La lutte contre les violences sexistes et sexuelles est une priorité absolue et transversale de notre engagement. C’est pourquoi nous instaurerons une tolérance zéro face à toutes les violences et discriminations dans le sport, en faisant de la protection de l’enfance une exigence non négociable. Nous agirons avec détermination aux côtés des clubs et des fédérations pour prévenir, détecter et sanctionner les comportements inacceptables. En posant un cadre clair et partagé, nous garantirons une pratique sportive fondée sur le respect, la sécurité et les valeurs fondamentales du sport.

Des quartiers créateurs de liens
Lutter contre l’isolement, créer des liens au quotidien
A Paris, la surface des logements peut constituer un véritable frein au fait de se réunir et donc un obstacle à la création de liens sociaux.
Demain, nous créerons un réseau de salles des fêtes municipales à tarifs abordables qui offrira à toutes les familles des lieux de rencontre et de convivialité accessibles.
L'ouverture de 100 cours d'école, une par quartier, en dehors du temps scolaire et périscolaire permettra également qu'elles deviennent des lieux où les habitants peuvent se croiser et échanger au-delà des usages quotidiens, par exemple avec l'organisation des anniversaires des enfants le week-end.
La solitude est un enjeu majeur de santé publique (physique et mentale) mais également un enjeu social (décrochage, non-appartenance...) qui touche une part importante de la population, notamment les jeunes et les personnes les plus modestes.
Face à ce phénomène souvent invisible, nous mettrons en place un réseau composé d'acteurs et de lieux de proximité (équipements publics, associations, bénévoles...) pour accueillir, écouter et offrir un véritable lieu de sociabilité toute l'année près de chez soi.
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de personnes s'installent à Paris. Étudiants, jeunes actifs, familles, mutations professionnelles : les profils varient, mais une constante demeure : s'intégrer à Paris n'est pas toujours évident.
C'est pourquoi nous mettrons en place dans chaque arrondissement un accueil systématique des nouveaux résidents. Cet accueil prendra plusieurs formes : une information sur les services municipaux et les associations du quartier mais aussi des événements réguliers permettant aux nouveaux arrivants de se rencontrer entre eux et de faire connaissance avec des habitants plus anciens. Il s'agira ainsi d'instaurer un cadre informel propice aux premiers échanges, aux rencontres et à la création de premiers liens de voisinage qui permettent de lutter contre l'isolement.
Défendre les quartiers populaires
Au cœur de la politique menée par la gauche à Paris depuis 25 ans, les quartiers populaires qui concentrent 20% de la population parisienne constitueront une priorité de notre action.
Les investissements publics seront priorisés dans ces quartiers marqués par davantage de fragilités économiques et sociales.
La réduction des inégalités entre les différents quartiers parisiens se traduira dans l'ensemble des politiques publiques qui permettent d'améliorer la vie quotidienne des habitants : création de nouveaux équipements culturels, amélioration de la propreté, embellissement de l'espace public, mise en place de nouvelles structures de santé, création d'épiceries bio et solidaires...
Fidèles à nos valeurs, nous réaffirmerons notre soutien total à toutes les associations qui font vivre les quartiers populaires.
Ces structures qui assurent des missions essentielles d'accès à la culture, de soutien scolaire ou qui apportent une aide précieuse aux familles monoparentales sont une ressource majeure à protéger.
Nous nous dresserons par ailleurs en véritable défenseurs des actions de « politique de la ville » face au désengagement croissant de l’État en la matière.
Nous engagerons un vaste programme de rénovation des grands ensembles de logements sociaux dans les quartiers populaires.
L’objectif est d’améliorer durablement l’entretien des immeubles et la qualité du cadre de vie des habitants.
Une attention particulière sera portée aux espaces communs et aux rez-de-chaussée, parfois délaissés.
Ces lieux seront réactivés par des services de proximité, des activités associatives et des usages ouverts sur le quartier.
Rénover, c’est aussi redonner de la dignité, de la sécurité et de la vie aux quartiers populaires.
Je souhaite une éducation d'excellence pour toutes et tous, dans tous les quartiers : l'école publique doit disposer de tous les moyens nécessaires pour être le lieu de l'épanouissement de nos enfants. Pour cela, nous renforcerons les moyens humains et pédagogiques des écoles des quartiers populaires. Les savoirs fondamentaux seront enseignés le matin; les activités culturelles, artistiques, sportives et le soutien scolaire l’après-midi. Un accompagnement individualisé sera assuré pour les élèves en difficulté, soutenu par les Professeurs de la Ville de Paris et des associations d’éducation populaire. L'école publique doit être forte et permettre à chaque enfant de réussir.
Paris vivante, où votre voix compte
Dans chaque arrondissement, plus de proximité et d’efficacité au quotidien

Loin des tentatives de certains de recentralisation du pouvoir au niveau de la Mairie centrale, nous pensons que le rôle des Maires d'arrondissement est fondamental pour organsier au mieux l'action publique locale, au plus près des besoins. Nous les conforterons en ce sens, en poursuivant le mouvement entamé ces dernières années pour accroître leurs prérogatives.
L'organisation des services de la Ville traduira l'ambition d'hyper proximité qui est la notre : en se réorganisant à l'échelle des quartiers, les différents services pourront demain recueillir les préoccupations et agir au plus proche du quotidien.
La sécurité est l’une des missions régaliennes par excellence. Pourtant, même à Paris, l’État se désengage sur les enjeux de tranquillité publique, des incivilités ou de conflits de voisinage. Nous promouvrons une action au plus près des habitants et la complémentarité entre police municipale et police nationale. Je veux renforcer la logique de proximité en m’appuyant sur un trinôme clair et opérationnel : maire d’arrondissement, commissaire de police nationale et chef de la police municipale d’arrondissement. C’est à cette échelle que les réponses peuvent être adaptées, coordonnées et évaluées. La sécurité se construit quartier par quartier. Les maires d’arrondissement auront donc un rôle majeur, en s’appuyant sur leur division territoriale de police municipale. Les acteurs locaux et associatifs qui connaissent les sujets de sécurité des quartiers sont également clés : les partenariats opérationnels associant les polices nationale et municipale, les bailleurs, les transporteurs, l’Education Nationale et les associations seront renforcés.
Certaines perturbations et dégradations de l'espace public, même mineures, peuvent irriter au quotidien. Pour rendre nos rues plus fluides et plus agréables à vivre, nous créerons des "Référents Propreté et travaux" : ces agents de la Ville seront dédiés à un quartier et à ses habitants et feront un lien étroit et rapide avec les différents services de la Ville qui interviennent sur l'espace public (propreté, voirie, espaces verts...), pour régler rapidement ces irritants du quotidien.
La démocratie renforcée, pour vous donner le pouvoir
Le Grand Paris est aujourd’hui un espace de vie partagé par des millions d’habitantes et d’habitants, mais encore trop souvent privé d’une véritable démocratie à son échelle. Les décisions qui structurent le quotidien — logement, transports, énergie — y sont fragmentées, tandis que les inégalités territoriales persistent entre les villes. Pour y répondre, nous porterons l’idée, à terme, de l’élection démocratique d’un ou d’une maire du Grand Paris. Cette gouvernance renforcée permettra une action coordonnée et lisible, afin de mieux planifier le logement, développer des transports accessibles et durables, conduire la transition énergétique et réduire concrètement les inégalités entre les territoires.
De très nombreux outils de démocratie participative et de consultation des Parisiennes et des Parisiens ont été développés ces dernières années. C’est pourquoi nous mettrons en place des référendums et des votations locales d’initiative partagée sur les sujets structurants de la vie parisienne, ouverts à toutes et tous, y compris aux Parisiennes et Parisiens de nationalité étrangère. A partir d'un certain seuil de signatures, le Conseil de Paris sera tenur de débattre d'un sujet donné et de donner le cas échéant suite à la proposition sous forme d'un référendum local.
En élargissant ainsi la participation citoyenne, nous ferons vivre une démocratie plus inclusive, plus représentative et plus proche des habitantes et des habitants.
Chaque arrondissement disposera d’un conseil municipal de la jeunesse. Saisi des questions débattues au onseil d’arrondissement ou au Conseil de Paris, il permettra aux jeunes de participer directement à la vie citoyenne et aux décisions qui les concernent.
Pour mieux répondre aux besoins réels, les politiques publiques doivent être conçues avec celles et ceux qu’elles concernent et s'appuyer sur la science. Nous créerons un laboratoire de conception partagée associant usagers, citoyennes et citoyens, ainsi que le monde de la recherche.
La participation citoyenne se joue également au plus proche de notre quotidien, dans nos rues, dans nos quartiers. Fidèles à nos valeurs, nous avons mis en place les conseils de quartier et ils sont devenus un maillon essentiel de la démocratie de proximité.
Pour leur donner un nouveau souffle, nous ouvrirons une nouvelle ère des conseils de quartier, en diversifiant les modalités de concertation et de contribution, afin de permettre au plus grand nombre de participer à la vie locale.
Pour que chacun puisse suivre l'avancée des projets et en débattre, nous réaliserons chaque année des comptes-rendus de mandat à l'échelle de chaque quartier. Ils permettront de vérifier l’avancement des projets locaux — végétalisation, rénovation des équipements, sécurité, propreté ou vie de quartier... — et d’assurer une transparence réelle envers les habitantes et habitants.


Paris Fière
Paris est belle, oui. Mais elle n’est pas un décor. Elle vibre des millions de vies qui l’animent et des personnes qui y travaillent, étudient, soignent, livrent, luttent, enseignent, créent, élèvent des enfants et vieillissent
Pour autant, la spéculation immobilière écrase et la privatisation des services, même les plus essentiels, est en marche. Pour les livreurs, aides-soignants, enseignantes, agents publics, artisans, commerçantes, étudiants, retraitées ou travailleurs précaires, le quotidien devient trop souvent une épreuve. Oui, la ville peut aussi broyer des vies.
Certains s’en réjouissent, misent sur la privatisation de Paris. Ces postures qui aspirent à l’entre-soi trahissent la promesse de notre ville.
Parce que les temps sont brutaux, il nous faut assumer de faire davantage, et de garantir la promesse d’émancipation de Paris.
Agir pour que les Parisiennes et les Parisiens puissent se loger sans héritage, grâce au logement public et à l’encadrement des loyers. Pour une écologie populaire qui préserve la santé et le pouvoir d’achat, améliore le cadre de vie et facilite les déplacements. Pour l’accès aux soins et à une alimentation saine et de qualité. Pour renforcer les services publics à commencer par l’école, investir dans le périscolaire et soutenir la jeunesse dans sa recherche d’autonomie et ses engagements.
Paris est populaire, Paris est à vous.
Paris fière de ses lumières et de ses combats
Paris, ville de droits et de combats


Pour une ville qui protège et fait progresser les droits des femmes
Un grand plan d’aide aux femmes victimes de violences, reposant sur la création de nouvelles Maisons des femmes réparties sur l’ensemble du territoire parisien, sera lancé. Ces structures, dont des accueils 24h/24, garantiront une prise en charge globale et gratuite, associant soins médicaux, accompagnement psychologique, suivi social et soutien juridique dans un même lieu, afin de répondre à l’ampleur des inégalités et des violences subies par les femmes tout au long de la vie. Ce plan s’appuiera sur la sanctuarisation des financements aux associations spécialisées, ainsi que sur un renforcement massif des capacités d’hébergement d’urgence avec des solutions disponibles dans chaque arrondissement, en lien avec les bailleurs sociaux et l’État, pour permettre une mise à l’abri immédiate et sécurisée des victimes et de leurs enfants. Il visera également à structurer un véritable parcours de protection allant de l’accueil en urgence jusqu’à l’accès au logement durable, en articulant prévention, accompagnement et relogement, afin de garantir à chaque femme concernée une réponse rapide, coordonnée et digne.
Un plan « IVG sans entraves » sera déployé pour garantir à toutes les Parisiennes un accès effectif, rapide et proche de leur domicile au droit à l’avortement. Un registre parisien des structures pratiquant les IVG, accessible en ligne et permettant la prise de rendez-vous, sera créé. Une large campagne d’information sera lancée pour faire connaître les centres de santé sexuelle municipaux comme lieux d’orientation et de prise en charge. Nous rappellerons systématiquement aux professionnels de santé leur obligation légale d’orienter les femmes en cas de clause de conscience et renforcerons la lutte contre le délit d’entrave par des poursuites systématiques en cas de propagande anti-IVG. Nous soutiendrons l’ouverture de nouvelles structures pratiquant les IVG et expérimenterons l’IVG médicamenteuse dans certains centres de PMI avec des médecins volontaires.
Un dispositif de distribution gratuite de protections périodiques sera mis en place afin de lutter concrètement contre la précarité menstruelle, qui touche aujourd’hui une femme sur trois. Nous généraliserons l’installation de distributeurs de protections périodiques bio et gratuites dans les équipements publics parisiens, au-delà des collèges et des mairies d’arrondissement déjà partiellement équipés, notamment dans les gymnases, les équipements culturels, les centres sociaux et les lieux d’accueil du public. Nous appuierons cette politique sur une évaluation précise des dispositifs existants afin d’en assurer un déploiement homogène sur tout le territoire parisien, en lien avec les arrondissements et les associations engagées contre la précarité menstruelle. Cette mesure garantira à toutes les Parisiennes, et en particulier aux plus précaires, un accès digne et sans condition à des protections périodiques.
Nous généraliserons le jeu et les pratiques sportives mixtes dans toutes les écoles parisiennes afin de lutter contre la ségrégation genrée dès le plus jeune âge. Ce plan reposera sur l’aménagement des cours de récréation, notamment dans le cadre des cours Oasis, pour favoriser un partage équilibré des espaces, ainsi que sur l’organisation systématique de temps de jeux collectifs et mixtes proposant une diversité d’activités. Nous formerons le personnel éducatif, périscolaire et sportif à ces enjeux d’égalité et de mixité, et imposerons la constitution d’équipes mixtes dans les temps sportifs et les dispositifs municipaux d’incitation à la pratique sportive. Cette politique permettra de réduire la monopolisation des espaces par une minorité d’élèves, de favoriser des relations plus respectueuses entre filles et garçons et d’ancrer, dès la maternelle, une culture de l’égalité dans les usages quotidiens de l’école.
Une politique budgétaire volontariste sera engagée pour garantir des financements réellement égalitaires en sanctuarisant les subventions aux associations féministes et en appliquant une éga-conditionnalité stricte dans les domaines du sport et de la culture. Cette mesure visera à corriger les inégalités persistantes subies par les femmes, tant en matière de violences que d’accès aux ressources, aux pratiques sportives et à la création culturelle. Les associations qui accompagnent les victimes de violences verront leurs financements sécurisés afin de sortir du sous-dimensionnement chronique de ce secteur, avec une attention particulière portée à celles qui soutiennent les femmes en situation de prostitution ou de traite. Dans le sport, l’attribution des subventions et des créneaux sera conditionnée à des critères de mixité et à l’existence de sections féminines, avec des contrôles effectifs et des sanctions en cas de non-respect. Dans la culture, la Ville favorisera l’accès des femmes aux financements et à la programmation afin de réduire les écarts persistants dans la direction des établissements, l’aide à la création et la visibilité des œuvres.
Pour une ville qui lutte contre toutes les discriminations
Nous créérons une mission parisienne dédiée à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, et la haine anti-LGBTQIA+, pensée comme un guichet unique accessible à toutes et tous : accompagnement personnalisé des victimes de violences ou de discriminations, orientation vers le dépôt de plainte lorsque c’est pertinent, actions de prévention et de médiation, coordination des réseaux d’aide aux victimes et des associations, information claire sur les droits et les ressources existantes, animation d’un comité d’entente réunissant acteurs associatifs et services de la Ville, et outils de communication dédiés.
Afin de lutter efficacement contre la persistance des discriminations, il est proposé de généraliser et d’amplifier les opérations de testing à l’ensemble des domaines sensibles comme le logement, l’emploi, l’accès aux établissements privés et publics, les services bancaires ou les loisirs, en mettant en place des campagnes régulières coordonnées par la Ville de Paris en partenariat avec les associations spécialisées et fondées sur des méthodologies homogènes permettant des comparaisons dans le temps et entre secteurs. Ces testings, assortis de suites judiciaires systématiques en cas d’infraction avérée, auront une fonction à la fois dissuasive et pédagogique tout en alimentant l'Observatoire parisien des discriminations. En lien avec la Défenseure des droits, ce dernier permettra d’identifier les discriminations, de produire des données fiables et d'orienter l’action publique afin de mieux les prévenir et d’y répondre plus efficacement.
En lien avec la Préfecture de Police, nous mettrons en place une expérimentation du récépissé de contrôle d’identité afin de prévenir les contrôles discriminatoires et de renforcer la confiance entre la population et les forces de l’ordre. Ce dispositif consisterait à remettre à chaque personne contrôlée un document mentionnant la date, l’heure, le lieu et le motif légal du contrôle, sans porter atteinte à l’efficacité des missions de sécurité, et serait accompagné d’une formation spécifique des agents sur le cadre juridique et les enjeux de la lutte contre les discriminations. L’expérimentation serait déployée dans plusieurs arrondissements pilotes pour une durée limitée, avec un suivi statistique rigoureux et une évaluation indépendante associant chercheurs, Défenseure des droits et associations, afin de mesurer son impact sur la fréquence des contrôles, leur justification légale et le ressenti des citoyens.
Pour une ville qui garantit la liberté d’être soi
Face aux obstacles administratifs et aux discriminations qui touchent encore les familles LGBTQIA+, notamment les personnes trans et les familles homoparentales, nous garantirons une égalité d’accès réelle aux services publics municipaux. La Ville s’engagera à simplifier, accélérer et harmoniser les démarches de changement d’état civil afin qu’elles soient traitées de manière claire, rapide et respectueuse, dans le respect du principe d’autodétermination et des recommandations nationales et européennes. Les services municipaux seront formés pour assurer un accueil sans transphobie ni stigmatisation et pour reconnaître pleinement toutes les formes de parentalité, notamment dans les procédures de filiation, d’inscription scolaire et d’accès aux prestations municipales. Des formulaires et pratiques administratives inclusifs seront garantis afin de mieux prendre en compte la diversité des situations familiales et de genre.
Les associations LGBTQIA+ et la pluralité des lieux de culture, de sociabilité et de mémoire dans tous les arrondissements font de Paris une ville où l’histoire, les luttes et les vies LGBTQIA+ sont visibles et partagées par tous. Notre politique visera à renforcer les moyens des associations, à accompagner les lieux culturels et espaces de convivialité face aux pressions économiques et aux actes hostiles, et à reconnaître leur rôle essentiel dans la cohésion sociale, la lutte contre l’isolement et la prévention des discriminations. La Ville encouragera la valorisation de l’histoire et des cultures LGBTQIA+ dans la programmation de ses équipements, le développement de parcours mémoriels et le soutien aux projets de recherche et d’archives, tout en protégeant les établissements ciblés par des violences ou des tentatives d’intimidation. En garantissant un maillage de lieux et d’initiatives sur l’ensemble du territoire parisien, cette politique permettra de sortir d’une concentration géographique limitée, d’élargir l’accès à ces cultures et d’affirmer Paris comme une ville-refuge, solidaire et fière de sa diversité.
Des lieux refuges LGBTQIA+ jeunes seront mis en place au sein des centres d’animation parisiens et des lieux associatifs LGBTQIA+ afin d’offrir des espaces identifiés et accessibles, où les enfants et les adolescent·es pourront être écouté·es, protégés et accompagnés face aux violences, au harcèlement et aux discriminations liés à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, en lien avec les associations spécialisées et les services municipaux. Ces lieux s’inscriront dans une politique plus large de soutien aux jeunes LGBTQIA+ comprenant le renforcement de l’information et de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, la lutte contre la désinformation et les discours hostiles dans les établissements scolaires, ainsi que la mise en place de pratiques respectueuses pour l’accueil des jeunes trans, notamment sur l’usage des prénoms et pronoms et le repérage du harcèlement. Ces structures pourront apporter des réponses coordonnées, allant de l’écoute et de l’orientation jusqu’à la protection en cas de rupture familiale, afin qu’aucun jeune LGBTQIA+ ne se retrouve sans solution d’accompagnement ou d’hébergement respectueux.
Une politique ambitieuse d’accompagnement des personnes LGBTQIA+ séniors sera mise en œuvre afin de garantir un accès aux services et aux établissements pour personnes âgées sans discrimination et sans besoin de "retourner au placard". Cette politique reposera sur la généralisation de la formation des professionnel·les du secteur gérontologique aux enjeux spécifiques des parcours LGBTQIA+, ainsi que sur l’extension d’un dispositif de labellisation des établissements volontaires attestant de pratiques inclusives et respectueuses. En lien avec les associations spécialisées et les gestionnaires d’EHPAD et de résidences autonomie, la Ville soutiendra des projets favorisant l’inclusion sociale, la lutte contre l’isolement et la visibilité des personnes LGBTQIA+ âgées, tout en intégrant des critères d’inclusion dans ses conventions et financements.
Paris, ville de rêves et de culture

La culture et le patrimoine accessibles à toutes et à tous
Nous mettrons en œuvre une extension progressive des horaires d’ouverture des bibliothèques et des musées municipaux afin de rendre la culture réellement accessible à toutes et tous, y compris le soir et le dimanche, en tenant compte des rythmes de vie des Parisiennes et des Parisiens. Cette politique permettra aux étudiant·es, aux salarié·es aux horaires contraints, aux familles et aux personnes travaillant le week-end de disposer de temps et d’espaces culturels en dehors des plages classiques de journée, et contribuera à réduire les inégalités d’accès à la lecture, à l’art et au patrimoine. Elle reposera sur l’ouverture en soirée de plusieurs établissements chaque semaine, sur le développement d’ouvertures dominicales en alternance dans les arrondissements et sur l’expérimentation de parcours patrimoniaux nocturnes accompagnés, avec des dispositifs adaptés de médiation, d’éclairage et de sécurité. En redonnant du temps et de l’espace aux habitants pour lire, découvrir et se rencontrer, cette mesure fera de l’accès à la culture un droit effectif, sur des horaires plus étendus, en semaine comme le week-end.
Dès la naissance, un droit effectif au livre sera affirmé par l’attribution automatique d’une carte de bibliothèque à chaque enfant né ou résidant à Paris. Un plan « Tout le monde lit à Paris » sera mis en place afin de faire de la lecture et de la sobriété numérique des priorités culturelles et éducatives de la Ville pour la période 2026-2032, en partant d’un principe simple : il ne s’agit pas d’opposer le livre et le numérique, mais de réconcilier les deux par un usage maîtrisé, critique et émancipateur des technologies.
Ce plan visera à garantir à chaque Parisienne et chaque Parisien un accès réel à la lecture longue, à la concentration et à une relation éclairée au numérique et à l’intelligence artificielle, face au recul de la lecture et à l’explosion du temps d’écran. Il reposera sur un pilotage démocratique associant citoyens, professionnels du livre, associations et chercheurs. Nous élaborerons également un Guide parisien des écrans et de l’IA pour les enfants et les adolescents, régulièrement mis à jour, afin d’accompagner les familles et les acteurs éducatifs. Enfin, la présence du livre sera renforcée dans l’espace public par la généralisation des boîtes à livres dans les équipements municipaux et l’organisation d’une Semaine parisienne de la lecture.
La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs sera développée à l’échelle du Grand Paris, afin de créer de nouveaux sites de la MPAA en partenariat avec l’ensemble des territoires de la métropole, sur le modèle des implantations parisiennes existantes. Ce réseau élargi offrira partout des espaces de répétition et de création accessibles, un accompagnement des projets artistiques amateurs, des ateliers animés par des artistes professionnels et des temps de diffusion ouverts au public. Il s’appuiera sur un centre de ressources commun inspiré d’Azimut pour faciliter la mutualisation des équipements, la circulation des publics et des pratiques, ainsi que les échanges entre quartiers et communes.
Nous créerons Paris Culture, un portail et une application de la Ville de Paris permettant de recenser, rendre lisible et faciliter l’accès à l’ensemble de l’offre culturelle municipale et des institutions partenaires grâce à une billetterie unifiée et à des parcours personnalisés. Cet outil proposera des recommandations simples selon la proximité, le temps disponible, le budget ou les envies, et permettra de réserver en quelques clics spectacles, expositions et ateliers. Il offrira des tarifs négociés et des dispositifs ciblés pour les publics prioritaires, notamment les jeunes et les personnes à faibles revenus, afin de lever les freins financiers et informationnels à l’accès à la culture.
Une Maison des Arts et des Cultures Féministes sera créée, en s'inspirant du projet porté par les fondatrices du WeToo Festival, afin de doter Paris d’un équipement culturel municipal dédié à la création des artistes femmes, à la diffusion des œuvres féministes et à la transformation durable des imaginaires. Cette Maison soutiendra la production et la diffusion artistique, accueillera des résidences, proposera des formations professionnelles et constituera un lieu de ressources autour de l’histoire et des pratiques féministes. Elle permettra de répondre aux inégalités persistantes dans le secteur culturel, où les femmes restent sous-représentées dans la programmation, la direction des établissements et l’accès aux financements.
Les Jardins des Champs-Élysées seront transformés en un grand parc culturel afin de redonner cohérence, attractivité et usages à l’un des plus vastes espaces verts du centre de Paris, dans la continuité du réaménagement de la place de la Concorde. Ce projet visera à réconcilier les Parisiennes et les Parisiens avec ce site aujourd’hui largement délaissé, en y développant une programmation artistique et culturelle régulière dans l’espace public, en lien avec les musées, théâtres et équipements existants. Il permettra de faire de ce continuum allant des Tuileries aux Champs-Élysées un véritable poumon vert et culturel, accessible à tous, propice à la promenade, à la découverte et à la vie collective.
Réserver un jour par an la Tour Eiffel aux écoliers parisiens et franciliens fera du monument le plus célèbre de Paris un symbole concret d’égalité d’accès à la culture et au patrimoine. Cette journée dédiée permettra à chaque enfant de visiter gratuitement la Tour Eiffel dans un cadre scolaire et pédagogique, quel que soit son quartier ou son milieu social. Organisée avec l’Éducation nationale et les collectivités d'Île-de-France, elle s’accompagnera d’animations et de supports éducatifs sur l’histoire et le sens du monument. Ce rendez-vous annuel affirmera que la Tour Eiffel n’est pas seulement un emblème touristique, mais un patrimoine vivant.
Négocier avec l’État pour instaurer des tarifs réduits dans les grands musées nationaux pour les Parisiens et les habitants du Grand Paris permettra de rendre ces institutions prestigieuses accessibles, et de rompre le sentiment d'éloignement parfois perçu par les Parisiennes et les Parisiens. En levant le frein du prix, cette mesure encouragera une fréquentation régulière des collections par les familles, les jeunes et les publics modestes. Elle affirmera que les grands musées ne sont pas réservés aux touristes, mais qu’ils appartiennent d’abord à celles et ceux qui vivent ici.
Paris, capitale des idées et de la liberté de création
Avec nous, la Ville de Paris garantira des loyers adaptés aux librairies, éditeurs, disquaires, cinémas, clubs et commerces culturels indépendants. Nous mobiliserons les outils fonciers et juridiques de la Ville pour flécher des locaux à loyers maîtrisés vers ces activités, développer des baux protecteurs et renforcer la protection prévue par le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique. Un fonds parisien de soutien accompagnera ces établissements face aux difficultés économiques et aux transformations nécessaires.
Nous ferons de Paris le bouclier de la liberté de création en garantissant aux artistes et aux créateurs des conditions concrètes pour produire, répéter et diffuser leurs œuvres dans tous les quartiers. Cette politique reposera sur le renforcement massif des soutiens publics à la création, à la diffusion et à la diversité artistique, sur un appui accru aux librairies et aux éditeurs indépendants, et sur l'accompagnement juridique des équipes artistiques et des lieux culturels face aux pressions politiques, idéologiques ou économiques. La Ville renforcera son réseau d’ateliers, de lieux de répétition et de création accessibles, afin de soutenir la création. Elle relancera une politique ambitieuse de commande artistique, notamment par le recours au 1 % artistique dans les projets d’aménagement et de construction, et exercera une vigilance renforcée face aux logiques de concentration dans le secteur culturel.
Le hip-hop est une composante centrale de la culture parisienne et métropolitaine. Nous mettrons en place une politique ambitieuse de soutien à la diversité culturelle en donnant une nouvelle dimension métropolitaine pour reconnaître pleinement ce mouvement majeur de la création contemporaine et améliorer les conditions de vie de ses acteurs. Cette politique reposera sur un plan de soutien à l’échelle du Grand Paris en lien avec les collectivités partenaires, associant un fonds dédié à l’éducation populaire et un fonds de soutien aux projets artistiques et entrepreneuriaux, afin de lutter contre la précarité du secteur et de favoriser l’émergence de nouvelles créations. Elle s’appuiera également sur le développement de lieux ressources pour les arts visuels, les archives et la mémoire du hip-hop, ainsi que sur l’installation de parquets de danse accessibles en intérieur et en extérieur pour soutenir les pratiques spontanées dans l’espace public.
Des artistes en résidence seront installés dans tous les quartiers de Paris, afin de faire de l’art un levier de lien social, de création et de participation citoyenne. Présents sur le temps long, ils pourront créer sur place et mener des actions régulières avec les habitants, les écoles, les centres sociaux, les bibliothèques et les acteurs du soin, à travers des ateliers, des projets participatifs et des interventions dans l’espace public. Cette politique renforcera la place des artistes dans la vie quotidienne, soutiendra la création à Paris et permettra de tisser des relations durables entre habitants, institutions et équipes artistiques, pour faire de chaque quartier un lieu vivant de culture et de rencontre.
La culture et la fête au cœur de grands événements populaires
Un grand rendez-vous international annuel consacré à l’image, aux arts numériques et au jeu vidéo sera créé afin de faire de Paris une capitale de référence dans ces nouveaux champs de création. Cet événement associera un volet professionnel et un programme grand public, avec des expositions, des expériences immersives, des projections, des rencontres et des événements festifs gratuits déployés dans plusieurs lieux parisiens. Il permettra de fédérer un écosystème aujourd’hui dispersé, de rendre accessibles au plus grand nombre des formes artistiques souvent réservées à des publics spécialisés et de renforcer l’éducation à l’image et au numérique, notamment auprès des jeunes et des scolaires. En structurant une manifestation lisible, ambitieuse et durable, Paris affirmera son rôle moteur dans la création contemporaine, renforcera son attractivité culturelle et contribuera au rayonnement international des industries culturelles et créatives.
Nous créerons chaque année un grand festival populaire des Portes de Paris, autour de la culture, du sport et de la fête. Ce festival gratuit permettra de valoriser les lieux de fête et de création déjà existants sous et autour du périphérique et de mettre en lumière les acteurs et les amateurs des musiques actuelles, du spectacle vivant, des cabarets, des clubs, des arts visuels, et favorisera les formes hybrides, les carnavals urbains, les déambulations créatives, etc. Il contribuera à dépasser la frontière symbolique du périphérique entre Paris et les communes voisines de la Métropole du Grand Paris, en favorisant la création, la circulation des publics, des artistes, des pratiques et des œuvres. Le périphérique lui-même sera au coeur du festival, fermé le temps d'une nuit pour permettre l'organisation de multiples animations sportives et culturelles.
Nous ferons du Grand Paris une référence en matière de fête populaire, diverse et inclusive, accessible au plus grand nombre. Le soutien public aux établissements (salles de concerts et de spectacles, clubs, cabarets, théâtres, etc.) et aux festivals sera conditionné à des engagements concrets en faveur de l’accessibilité sociale et culturelle. Face aux logiques de rentabilité et de concurrence qui excluent une partie des publics, des mesures seront mises en place pour garantir des tarifs accessibles au plus grand nombre et des programmations diversifiées. Les liens entre les lieux festifs et les quartiers populaires du Grand Paris seront renforcés. Parce que la fête est un bien commun et un puissant levier de cohésion sociale, et une fierté de l'identité et de l'image de Paris que le monde nous envie.
La sécurité, la bienveillance et le respect sont des conditions indispensables pour faire la fête librement et sereinement. Aussi, nous généraliserons les "safe places" ou "lieux refuges" dans tous les événements organisés ou soutenus par la Ville de Paris. Des espaces sûrs clairement identifiés et accessibles garantiront la mise en sécurité et l’accueil des personnes menacées, victimes ou témoins de harcèlement ou de situation de violence. Les organisateurs devront faire appel à des associations compétentes et reconnues, et former systématiquement leurs équipes à la prévention et à la prise en charge de toute forme de discrimination, de racisme et de violences sexistes et sexuelles.
Paris fière d’accueillir le monde, d’innover et de préparer l’avenir
Paris, ville de connaissance et de prospérité partagées


Pour une ville qui stimule et protège l’économie locale et l’emploi
Nous actionnerons le levier de la commande publique pour consolider et développer l’économie utile et résiliente, la plus locale et écologique possible : les entreprises petites, moyennes, et l’Economie Sociale & Solidaire. Un « Small Business Act » parisien sera voté, non seulement pour fixer l’objectif d’orienter majoritairement la commande publique vers cette économie, mais aussi pour outiller concrètement l'ensemble des agents en charge des achats de la Ville.
Nous piloterons une stratégie de développement économique en lien étroit avec les professionnels réunis au sein de comités de filière pour établir des orientations et plans d'action partagés, secteur par secteur.
Nous élaborerons ainsi des réponses coordonnées aux défis qui se posent à chaque filière : maîtrise du foncier commercial, engagement en faveur de la formation et de l'emploi pour répondre aux besoins des secteurs en tension... Nous porterons une attention particulière au commerce de proximité, à l'artisanat et à l'économie sociale et solidaire, notamment pour protéger les écosystèmes parisiens face aux menaces des grandes platerformes internationales.
Durant mon mandat, je veux établir un nouveau partenariat avec les entreprises parisiennes. Aux petites comme aux grandes, je proposerai un « Pacte de Responsabilité Territoriale », fondée sur une idée simple : celles et ceux qui créent de la valeur à Paris doivent aussi contribuer à l’emploi et au développement de leur territoire d’implantation. Ce pacte permettra aux entreprises de s’engager concrètement en faveur de la formation, de l’insertion professionnelle et du co-financement de projets locaux. En nous appuyant également sur les associations et les habitants, nous ferons de la responsabilité des entreprises un levier pour créer de l’emploi et répondre aux besoins de nos quartiers.
Nous organiserons des filières locales et agro-écologiques permettant aux Parisiennes et aux Parisiens d’accéder à une alimentation de qualité jusqu’à 20 % moins chère, tout en garantissant une juste rémunération des producteurs.
Cette politique s’appuiera en priorité sur la montée en puissance de la restauration collective, dont l’approvisionnement auprès des producteurs du bassin de la Seine sera amplifié, créant des débouchés stables et structurants pour les filières locales.
Cette baisse des prix ne reposera pas sur la pression exercée sur les agriculteurs, mais sur l’optimisation des circuits, la réduction des intermédiaires et une meilleure répartition de la valeur.
Paris, haut-lieu de la recherche et de l’innovation
La Région Île-de-France concentre une part importante de l'enseignement supérieur en France : environ 23% des effectifs universitaires français, et 10% de ces effectifs rien que pour Paris. Fidèle à notre vision d'un Paris en Grand, nous portons un objectif ambitieux : faire du Grand Paris la première région universitaire et de recherche du monde.
Pour ce faire, nous nous tiendrons aux côtés des universités pour les soutenir dans leurs projets urbains. Des campus de qualité sont une condition indispensable pour que Paris continue de rayonner et d'attirer des talents mais aussi pour assurer les meilleures conditions d’épanouissement pour nos étudiants ainsi que pour les personnels universitaires.
Nous porterons également une vision de campus plus ouverts, en favorisant la mixité d'usages et les partenariats entre universités et acteurs locaux pour que les habitants voient l’université comme un véritable lieu de partage et de vie au coeur de la ville.
A Paris, capitale historique de l'Europe des Lumières, nous ne nous résignerons jamais face à la prolifération de la désinformation. Nous portons au contraire la vision d'une société fondée sur la connaissance et l'éducation. C'est pourquoi nous placerons la science au cœur du débat et de nos politiques publiques. La création d'un comité scientifique permettra en ce sens de mieux associer les laboratoires et les chercheurs parisiens à l'action municipale.
Nous souhaitons que Paris soit à la pointe de l'innovation afin de renforcer la transparence et la confiance entre citoyens et administration. Pour ce faire, nous créerons un véritable service public de la donnée d'intérêt général qui alliera un fonctionnement en Open Data tout en renforçant notre souveraineté numérique.
Nous fixerons également un objectif « Ville Zéro délai, Zéro formulaire » grâce au déploiement d'une Intelligence Artificielle de service public qui permettra de faciliter les démarches de chaque citoyen.
Véritable moteur d'épanouissement personnel et d’accomplissement de soi, l'acquisition de connaissances nous accompagne et nous enrichit à chaque étape de la vie.
C'est pour cette raison que nous souhaitons développer le projet de l'Université permanente de Paris. Celle-ci aura pour fonction de rendre la connaissance accessible à toutes et à tous, quel que soit ses besoins et objectifs : acquisition ou renforcement des savoirs fondamentaux, formation continue face à un contexte de profondes mutations technologiques, reconversion professionnelle ou pur plaisir d'apprendre et de se cultiver.
Le développement de l'Intelligence Artificielle transforme en profondeur notre société. Ville d'innovation résolument tournée vers l'avenir, Paris doit prendre toute sa place au sein de ce monde en pleine mutation.
C'est pourquoi nous portons l'ambition de créer une deuxième « Station F » dédiée à l'Intelligence Artificielle. Ce nouvel écosystème servira à la fois d'incubateur pour soutenir et accompagner des projets innovants, de campus connecté à la richesse de notre tissu académique mais aussi de lieu de formation ouvert à toutes et à tous.
Environ un Parisien sur dix est étudiant. L'inflation et la crise du logement les frappent de plein fouet et la promesse de vivre, d'étudier mais aussi d'enseigner à Paris est aujourd’hui menacée.
Pour permettre au plus grand nombre d’étudier à Paris, préserver la richesse de notre vie étudiante, mais aussi afin de renforcer notre attractivité dans le secteur de la recherche,nous développerons une offre de logements de courte durée, à prix abordables destinée à l’accueil d'étudiants, de doctorants ainsi que de chercheurs.
Paris est particulièrement fière d’accueillir des chercheurs du monde entier, réfugiés, en exil ou qui participent à des programmes de coopération internationale.
Pour chacun d'entre eux, arriver dans un nouveau pays peut engendrer des difficultés et notamment un grand nombre de démarches administratives. Pour faciliter leur installation et ces démarches, nous instaurerons un guichet unique qui soit en mesure de répondre à un maximum de leurs besoins.
Paris, fière d’accueillir le monde
Un tourisme diversifié et mieux régulé
Paris demeure la première destination touristique mondiale avec 35 à 40 millions de visiteurs. Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 ont confirmé ce dynamisme et renouvelé l’image de la destination. Les Jeux ayant offert une visibilité exceptionnelle à la ville, à sa culture, son art de vivre, sa gastronomie et sa vie festive, une hausse des flux touristiques est attendue dans les prochaines années, comme à Londres après 2012. Pour que Paris reste la capitale du tourisme mondial et d'un tourisme durable, il est essentiel d’améliorer l’accueil tout en régulant les flux touristiques de manière coordonnée avec tous les acteurs et à tous les échelons. La coexistence des visiteurs avec les habitants apparaît comme un défi majeur des années à venir. Une répartition plus équilibrée des flux permettra d’assurer un tourisme plus durable, valorisant les quartiers moins fréquentés pour éviter les tensions liées au surtourisme (comme observé dans Paris Centre et aux alentours de la Butte Montmartre, de Notre-Dame ou du Champ de Mars) et mieux répartir les retombées économiques et les bénéfices du tourisme. Dans cette valorisation de la diversité du patrimoine et des événements accueillis à Paris et pour mieux répartir les flux et promouvoir davantage de territoire, il est essentiel de travailler de concert avec les mairies d’arrondissement, les communes et les départements de la Métropole du Grand PAris, ainsi qu’avec les habitants, afin de les impliquer dans la co-construction de la destination et développer ensemble de nouveaux projets touristiques hybrides mêlant besoins des habitants et des visiteurs (accueil, commerces et artisanat, parcours, activités).
Aujourd’hui, plus de 40% des visiteurs utilisent l’avion pour accéder à Paris, contre à peine 30% par le rail. Nous renforcerons donc la communication et favoriserons les départs et arrivées en train à Paris, de nuit comme de jour, depuis Londres, Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Madrid, Barcelone, Milan, Vienne, etc. Nous discuterons avec les acteurs du tourisme (hôteliers, restaurateurs, croisiéristes, guides, musées et sites touristiques) pour mettre en place un pack de bienvenue et proposer des réductions et des bons plans aux visiteurs privilégiant le train ou le cyclotourisme pour venir à Paris. Déployé en lien avec les professionnels partenaires touristiques, ce pack ferait de l’arrivée à Paris un acte d’accueil fort, valorisant une capitale accessible, responsable et hospitalière, tout en soutenant l’économie locale. Il s’agit de récompenser les comportements vertueux et faire de la transition écologique une expérience positive.
La transformation de l'espace public parisien et l'héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques ont transformé Paris en une destination cyclable de premier plan. Les pistes reliant les sites olympiques sont désormais des parcours touristiques à part entière, et le succès des balades à vélo le long de la Seine ou du canal de l’Ourcq confirment cette tendance. Beaucoup de stationnements pour vélo ont été réalisés, en particulier à proximité des sites touristiques. Paris est au carrefour de grands itinéraires de cyclotourisme : Véloscénie (Paris-Mont Saint-Michel), Seine à Vélo (Paris-Le Havre), Avenue Verte Paris-London, Scandibérique. De plus en plus de lieux d’hébergement et de sites touristiques sont labellisés Accueil Vélo à Paris. Nous poursuivrons cette tendance et renforcerons la coopération de Paris avec ces itinéraires pour que davantage de visiteurs arrivent de toute la France et d’Europe à Paris à vélo. En développant les mobilités douces comme la promenade ou le vélo sur ces itinéraires, cette stratégie de développement touristique et culturel propose de décentrer les flux touristiques du centre de la capitale en proposant un "slow tourisme" qui se démultiplie le long du fleuve et des canaux parisiens.
Nous diminuerons drastiquement le trafic routier des autocars de tourisme dans Paris, afin de diminuer la pollution et l'encombrement de l'espace public et d'améliorer la sécurité. Il ne s'agit pas d'empêcher l'arrivée en autocar à Paris, mais de faire en sorte que les autocars de tourisme stationnent obligatoirement dans les parkings de remisage de Bercy, de Douaumont, de Pershing et prochainement de Pleyel. Les contrôles et les verbalisations contre le stationnement illicite des autocars aux alentours de la Butte Montmartre, dans Paris Centre ou encore aux abords du Champ de Mars seront renforcés.
L’héritage sportif, social et populaire des Jeux Olympiques et Paralympiques
Nous avons la conviction que le PSG doit continuer à écrire son histoire au Parc des Princes et à la Porte de Saint-Cloud. C’est pourquoi nous engagerons leur transformation pour en faire un quartier de vie ouvert, vert et populaire. Autour du Parc, de nouveaux équipements sportifs de proximité, un espace muséographique et des usages accessibles à toutes et tous verront le jour. Les abords feront l’objet d’une végétalisation massive et la couverture partielle du périphérique permettra de créer un grand espace métropolitain apaisé. Nous ferons de la Porte de Saint-Cloud un symbole du Paris sportif, écologique et populaire.
Nous pérenniserons les Olympiades d’arrondissement et ferons du sport une fête populaire toute l’année en organisant de grands jeux interscolaires : chaque jeune pourra participer, s’amuser et découvrir de nouvelles disciplines, renforçant le lien entre les écoles, les quartiers et la ville.
Nous porterons la candidature de Paris pour accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Ce grand projet impliquera toutes les jeunes Parisiennes et tous les jeunes Parisiens, qui seront associés à tous les niveaux et dans tous les domaines, afin que chacune et chacun puisse y participer pleinement et en tirer le maximum de bénéfices, qu’il s’agisse de sport, de culture, d’engagement citoyen ou d’innovation, pour faire de cet événement un moment de partage, d’engagement et de fierté collective.
Nous ferons de Paris la capitale mondiale du E-sport, en reconnaissant son potentiel économique, culturel et sportif. L’essor des clubs français, notamment parisiens, des studios de streaming et des ligues professionnelles structure un écosystème local dynamique. La Ville renforcera son soutien à toutes les initiatives pour faire de Paris un point d’étape obligatoire chaque année pour les plus grands tournois mondiaux, tout en offrant aux amateurs les conditions pour vibrer et s’épanouir à tous les niveaux et à tous les âges.
Une ville universelle, qui défend et diffuse ses valeurs
La politique de rééquilibrage de la représentation des femmes et de la diversité des cultures dans l’espace public sera poursuivie et amplifiée. Alors que seules 15 % des rues portent aujourd’hui des noms de femmes, nous accélérerons les nouvelles dénominations et engagerons des renommages de voies liées à des héritages contestés, notamment les avenues Léopold II dans le 16e arrondissement et Lamoricière dans le 12e. Accompagnée d'explications pédagogiques dans les avenues en question, ette démarche fera des rues et des places parisiennes un espace de mémoire plus juste.
Paris doit devenir une capitale de premier plan sur le sujet de l'éducation : en partenariat avec l'UNESCO dont le siège est à Paris, nous rassemblerons, une fois par an, les acteurs internationaux du monde éducatif. Cette Semaine internationale de l'Education sera ouverte au monde enseignant et au public, pour dresser l'état des lieux de l'éducation dans le monde, partager les visions et pratiques éducatives de demain autour de conférences, visites professionnelles et événements largements ouverts.
Paris a toujours été une terre d’accueil pour les hérauts de la liberté d’expression et des droits de l’Homme. Fidèle à cette tradition, nous soutiendrons la liberté de la presse en accueillant et en protégeant les journalistes exilés, leur offrant les moyens de poursuivre leur travail et de témoigner librement, tout en renforçant notre engagement pour une ville libre, sûre d'elle-même et solidaire.
Paris est une ville-monde, porteuse d’une histoire et d’une responsabilité singulières dans la défense des valeurs humanistes. Dans le prolongement de cet engagement, nous créerons un Prix international de la Ville de Paris pour la défense des droits humains, afin de soutenir, rendre visibles et protéger celles et ceux qui œuvrent partout dans le monde pour la dignité, la liberté et la justice.
Cadrage budgétaire
Pour mener cette politique, il faut des moyens. Ceux qui agitent la peur sur les finances de Paris prennent les Parisiennes et les Parisiens pour des irresponsables.
La réalité est simple : la situation financière de la Ville est solide, reconnue par les agences de notation et par les marchés financiers, qui prêtent à Paris à des taux bas. Les faits sont là. Paris inspire confiance.
Face au choc climatique, à la crise du logement, à la pression sur le pouvoir d'achat — qui frappe d'abord les classes moyennes et populaires — il y a deux chemins possibles : le renoncement ou l'écologie sociale. Nous avons fait notre choix. Ce sera l'écologie sociale. Nous investirons pour protéger.
Permettre à toutes et tous de vivre dignement à Paris, grâce à des logements sociaux et abordables, des transports de qualité et des services publics de proximité présents dans chaque quartier.
Protéger la santé publique en luttant contre la pollution de l'air et les îlots de chaleur, et en préparant Paris aux crises sanitaires et climatiques à venir. Protéger la jeunesse et les familles, avec une école publique rénovée et d'excellence, un périscolaire refondé, des équipements adaptés et une ville qui n'hypothèque pas son avenir. Protéger les piétons, les cyclistes, les enfants comme les seniors, en sécurisant et apaisant l'espace public pour une ville plus accessible, plus sûre et plus humaine.
Et nous le ferons avec sérieux. Ces investissements seront autofinancés à au moins 75 %. La durée de désendettement restera inférieure à 12 ans. Les dépenses de fonctionnement seront maîtrisées. Je veillerai à ce que la Ville conserve la meilleure notation possible pour une collectivité locale. C'est une gestion sérieuse, au service d'un projet politique clair.
Depuis 2014, le patrimoine commun des Parisiennes et des Parisiens a augmenté de 19 milliards d'euros pour atteindre 47 milliards d'euros. Et grâce à ces investissements, ce patrimoine continuera de croître. Ce n'est pas une abstraction, ce sont des écoles, des bibliothèques, des crèches, des centres de santé, des logements, des équipements de quartier, un héritage collectif pour les générations futures.
Investir, protéger, transformer : voilà notre choix. Renoncer, ce n'est pas le nôtre.
Malgré les impacts de la crise sanitaire, de l'inflation et de la poursuite du désengagement de l'État, la situation financière actuelle de la Ville est solide
Les dotations de l'État perçues par la Ville ont été presque divisées par 2 en 10 ans, tandis que les dépenses de péréquation exigées ont largement progressé.
Le taux de taxe foncière parisienne reste le plus faible en comparaison avec toutes les grandes villes.
À l'issue de l'année 2025, les principaux indicateurs financiers sont repassés au vert et sont très favorables :
- L'excédent budgétaire de fonctionnement (épargne brute) s'établit à 780 millions et revient à un niveau rarement atteint depuis 2001,
- Les investissements (1,63 Md€) ont été autofinancés à hauteur de 80,8 %,
- La durée de désendettement est de 12,0 ans (inférieur au seuil de vigilance)
La solidité financière est également reconnue par des tiers indépendants et les agences de notation qui attribuent à Paris la meilleure notation possible pour une collectivité locale. Cette solidité se traduit également par la facilité d'accès aux marchés financiers et les niveaux de spread très faibles (OAT +17 bps) auxquels la Ville emprunte.
La dette de la Ville de Paris qui s'élève à (9,37 Md€ à fin 2025) a permis d'investir pour préparer l'avenir et transformer la Ville. Elle est visible par tous les parisiennes et parisiens : espaces végétalisés, rues aux écoles, logements construits et rénovés, médiathèques ouvertes, équipements sportifs, aménagements cyclables, baignabilité de la Seine…
Ces investissements ont permis d'accroitre fortement le patrimoine des Parisiennes et des Parisiens (+19 Md€ entre 2014 et 2024) et la dette ne représente que 19 % de la valeur de ce patrimoine. Le patrimoine de la Ville a été évalué en 2024 à 47 Md€, valeur reprise par la CRC dans son rapport et certifiée par un commissaire aux comptes.
La dette au service de l'investissement et du patrimoine des Parisiennes et des Parisiens
155 000 arbres plantés, nouveaux parcs et jardins, forêts urbaines
550 km de pistes cyclables
200 cours oasis, 300 rues aux écoles
700 000 parisiens qui vivent dans le logement social, 25 % de logements sociaux à Paris
-32 % d'émission de CO2 depuis 2004
Transformation des places : Bastille, Nation, Fêtes, Catalogne, Châtelet, Colonel Fabien
Transformation des portes : Maillot, de La Chapelle, engagement portes de Montreuil et de la Villette
La plus grande police municipale de France
3 nouvelles piscines, 17 nouveaux gymnases
Rénovation de lieux culturels : musée Carnavalet, Théâtre de la Ville, musée Galliera
La dette aujourd'hui :
9,37 Md€
Le patrimoine des Parisiennes et des Parisiens aujourd'hui :
47 Md€
Les piliers de la stratégie financière
Stabilisation des impôts locaux payés par les Parisiennes et les Parisiens, dont le taux de taxe foncière qui figure parmi les plus bas des grandes métropoles françaises (20,5 % à Paris contre 43,90 % pour la moyenne des villes de métropole de plus de 100 000 habitants).
Effort d'investissement soutenu (1,7 Md€), orienté vers les priorités politiques en matière de logement, de transition écologique, d'école publique, de santé et de pouvoir d'achat.
Financement des investissements assuré par autofinancement à hauteur minimale de 75 %.
Durée de désendettement stabilisée à 12 ans.
Maîtrise des trajectoire des dépenses de fonctionnement (y compris de masse salariale), avec une hausse n'excédant pas +0,5 %.
Les économies qui seront réalisées
La diminution des frais de fonctionnements : frais de représentation, frais de voyage, chauffeurs (24 M€).
Poursuite des efforts sur les fonctions supports (30 M€) et prise en compte des économies d'énergie liées aux investissements réalisés dans la rénovation thermique et le recours aux ENR et à la géothermie (175 M€) pour les équipements publics.
La simplification de l'administration et des lignes hiérarchiques : mutualisation des fonctions supports, suppression de lignes hiérarchiques, rationalisation et optimisation des implantations immobilières (125 M€).
Optimisation des contrats de la commande publique (100 M€) et amélioration du contrôle de l'exécution des marchés.
Cession d'actifs immobiliers et fonciers non stratégiques.
