11 ans après : Paris se souvient et protège son avenir
Hommage d'Emmanuel Grégoire
Mercredi 7 janvier 2026

Chères Parisiennes, chers Parisiens,
Il y a maintenant 11 ans, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, 12 journalistes et membres de la rédaction de Charlie Hebdo étaient assassinés pour avoir exercé leur liberté d'expression et leur métier.
Il y a 11 ans, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, quatre personnes étaient assassinées dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes parce qu'elles étaient juives.
Il y a 11 ans, à Montrouge, une policière municipale était assassinée parce qu'elle incarnait la protection de l'État et de nos concitoyens.
Ces crimes terroristes islamistes ont frappé Paris, le Grand Paris et la France en leur cœur. Ils visaient la liberté de penser, la liberté de vivre ensemble en toute sécurité. Ils visaient ce que nous sommes, mais aussi ce qui nous unit.
Ces actes nous rappellent que la liberté, l'égalité et la fraternité - notre devise républicaine - ne sont jamais acquises. Ces principes doivent être incarnés et défendus sans relâche.
À Paris, ville-refuge, bastion historique de résistance à la haine et aux discriminations de toutes natures, nous avons une responsabilité particulière. Celle de ne jamais oublier. Celle d'agir concrètement et sur le temps long pour que la connaissance et la tolérance l'emportent : cela passe par l'éducation, par la culture, par la prévention de toutes les radicalisations. Enfin, par la lutte intransigeante contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de haine de l'autre. À Paris, les promoteurs de la haine ne l'emporteront jamais.
Maire de Paris, je m'engagerai pour que Paris reste une ville qui protège ses journalistes, ses enseignants, ses forces de l'ordre, ses croyants comme ses non-croyants, une ville qui refuse la peur et qui choisit toujours la République, la laïcité et l'humanisme.
Pour que nous puissions dire demain à celles et ceux que nous honorons aujourd'hui ces mots de Paul Éluard que Chloé Verlhac, compagne de Tignous, a tatoués sur son bras : « Tu rêvais d'être libre et je te continue. »
Sincèrement, Emmanuel Grégoire Votre candidat pour Paris
